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    Pasteur Gérard Charton
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Messages apportés à l'Eglise Chrétienne Evangélique d'Hagetmau (40700)
 

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Me voici, envoie-moi !

 

Un jour que Jésus s’était isolé avec les disciples Il les interroge :

Qui dites-vous que je suis ?Les disciples répondent : Le Christ de Dieu. Autrement dit le Messie.
Jésus continue cet entretien comme suit :  

Luc 9.23-26

Puis il dit à tous : Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge chaque jour de sa croix, et qu’il me suive. Car celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui la perdra à cause de moi la sauvera. Et que servirait-il à un homme de gagner tout le monde, s’il se détruisait ou se perdait lui-même ? Car quiconque aura honte de moi et de mes paroles, le Fils de l’homme aura honte de lui, quand il viendra dans sa gloire, et dans celle du Père et des saints anges. 

Nous enchainons avec une lecture dans :
Romains 6.1-6

Que dirons-nous donc ? Demeurerions-nous dans le péché, afin que la grâce abonde ? Loin de là ! Nous qui sommes morts au péché, comment vivrions-nous encore dans le péché ? Ignorez-vous que nous tous qui avons été baptisés en Jésus-Christ, c’est en sa mort que nous avons été baptisés ? Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie.
En effet, si nous sommes devenus une même plante avec lui par la conformité à sa mort, nous le serons aussi par la conformité à sa résurrection, sachant que notre vieil homme a été crucifié avec lui, afin que le corps du péché fût détruit, pour que nous ne soyons plus esclaves du péché ; 

Nous faisons maintenant un retour historique de 750 ans environ et nous lisons
Esaïe 6.8-13

J’entendis la voix du Seigneur, disant : Qui enverrai-je, et qui marchera pour nous ? Je répondis : Me voici, envoie-moi.
Il dit alors : Va, et dis à ce peuple : Vous entendrez, et vous ne comprendrez point ; Vous verrez, et vous ne saisirez point. Rends insensible le cœur de ce peuple, Endurcis ses oreilles, et bouche-lui les yeux, Pour qu’il ne voie point de ses yeux, n’entende point de ses oreilles, Ne comprenne point de son cœur, Ne se convertisse point et ne soit point guéri.
Je
(le prophète Esaïe) dis : Jusqu’à quand, Seigneur ? Et il répondit : Jusqu’à ce que les villes soient dévastées et privées d’habitants ; jusqu’à ce qu’il n’y ait personne dans les maisons, et que le pays soit ravagé par la solitude ; jusqu’à ce que l’Eternel ait éloigné les hommes, et que le pays devienne un immense désert, et s’il y reste encore un dixième des habitants, ils seront à leur tour anéantis. Mais, comme le térébinthe et le chêne conservent leur tronc quand ils sont abattus, une sainte postérité renaîtra de ce peuple. 

J’imagine que vous pouvez être surpris par le choix de ces lectures, et peut-être vous posez-vous la question : mais quel lien existe-t-il entre : 

    Jésus disant « Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même »
Puis, l’enseignement de Paul qui lance un appel à « marcher en nouveauté de vie »
et surtout cette révélation donnée par Dieu à Esaïe.

    Comprenons bien que c’est une prophétie qui ne concerne pas directement l’homme de Dieu, mais les temps à venir.

Esaïe est donc bien dans son ministère de prophète quand il reçoit et transmet ce message.

Nous réalisons à quel point le Esaïe se rend disponible pour le service, car lorsque le seigneur s’interroge et qu’Il dit « mais qui enverrai-je ? » Immédiatement, sans la moindre hésitation, sans se soucier de la nature de la tâche à accomplir et sans même la connaître, Esaïe répond : me voici ! Envoie-moi. 

Cette question de Dieu, en préambule du récit est quelque peu étonnante car nous pourrions comprendre que Dieu est perplexe devant un choix qu’Il doit faire.  

-      Perplexe, parce qu’il faut déterminer « qui » va accomplir cette tâche remarquable.

Remarquable certes mais douloureuse. En effet le Seigneur sait qu’Il va permettre à Christ, une partie de Lui-même, de payer le prix fort pour le salut des hommes. 

Un esprit sarcastique pourrait dire : Si Dieu ne le sait pas qui pourrait le savoir ?

Mais, Dieu sait qui il va envoyer… et ce n’est pas Esaïe…

De quoi s’agit-il dans cette prophétie ?
-    C’est la nouvelle Alliance qui est annoncée.
- C’est la mise entre parenthèse de la première alliance pendant un temps qui est prophétisée.

En fait, c’est l’œuvre de Jésus-Christ, Messie rejeté par un peuple incrédule qui doit quitter le ciel et se séparer du Père pour accomplir sa mission.

Le Seigneur sait bien évidemment ce qui va se passer. 

Mais, il semble qu’Esaïe, qui lui ne connait pas toute la douleur ressentie par le Père à propos de ces événements à venir, lorsqu’il entend la question il se sent appelé, il se sent concerné et fidèlement il prend pour lui-même l’interrogation de l’Eternel, il répond « présent ».  

D’autant qu’Esaïe vient de vivre un moment de vision intense qui bouleverse sa vie, il suffit de relire les premiers versets de ce chapitre 6 pour s'en rendre compte. 

Mais, comme souvent, ce que les hommes comprennent des choses présentes ou à venir sont presque toujours réduites à ce qui « les » concerne.

D’ailleurs, je fais ici une parenthèse, nous voyons bien lorsque nous analysons les textes bibliques commme il est fréquent de les interpréter à « notre manière » en fonction : 

de notre éducation, de nos expériences et en fonction de notre époque,

    Alors que la Parole de Dieu a une dimension autrement plus vaste. Mais nous réduisons le sens, parce que nous sommes les yeux fixés sur notre « moi »…

Si la Parole de Dieu a touché et touche encore les hommes depuis des milliers d’années c’est bien parce qu’elle ne s’adresse pas à une génération particulière mais aux hommes de tous les temps. C’est en cela qu’on peut dire qu’elle est vivante. 

- Elle ne se démode pas.

- Dieu ne change pas, ce qu’Il a dénoncé comme étant abominable restera toujours abominable, n’en déplaise à ceux qui veulent tout bouleverser.

- Et puis, ses promesses sont certaines. Jésus a payé le prix fort et il n’a pas payé ce prix pour renoncer après son sacrifice, nous le savons  bien.

Revenons à ce verset d’Esaïe 6

8  J’entendis la voix du Seigneur, disant : Qui enverrai-je, et qui marchera pour nous ?......

Cette interrogation exprimée par le Seigneur pourrait encore s’interpréter comme étant comme une forme de lassitude ou encore l’expression d’une grande déception face à ce vaste échec de l’humanité ! 

L’exemple de la génération de Noé n’aura donc pas suffit. Les hommes recommencent à suivre la voie du péché… 

Il y a de quoi être déçu.

Notre réaction à nous disciples du Seigneur pourrait être la déprime, le découragement, la perte du zèle.

Vous le savez bien, les disciples de Christ sont souvent découragés lorsqu’ils regardent ce qu’est devenue l’église. 

Il ne se passe pas de semaine sans que j’entende des hommes et des femmes exprimer leur découragement, même s’il n’est que provisoire.

-       Le peuple de Dieu a été trop souvent découragé      mais c’est aussi vrai qu’il a été bien décourageant.

Il semble que l’Eglise a perdu son zèle, son amour de la vérité, pour se mêler avec l’esprit du monde et accepter ce qui semblait impensable voici quelques années encore. Les projets de société en cours en sont une démonstration bien navrante. 

Mais, à ce moment là du récit d’Esaïe nous réalisons qu’il se passe un événement capital.

Il y a comme un déclic. Ce déclic, c’est la réaction spontanée du prophète : Je répondis : Me voici, envoie-moi.

 Il prend pour lui les Paroles du Seigneur. Il ne fuit pas devant la tâche.  Il reçoit les Paroles comme un message personnel à son attention, il l’intercepte et entre spontanément dans le plan de Dieu. 

Il écoute le Seigneur, il a les oreilles grandes ouvertes et il entend un appel. Notez bien qu’il ne connait pas la mission à accomplir.

Cela ne fait rien, il oublie son quotidien, ses obligations comme nous dirions aujourd’hui, et prêt à tout pour le Seigneur, à un appel qu’il ne connait pas il dit « envoie-moi »…. 

Cela me laisse un peu dubitatif.

Y a-t-il encore de nos jours des hommes et des femmes qui ayant l’amour de Dieu dans leur cœur, sont capables de se mettre corps et âme à la disposition de Dieu avant même de s’interroger ?

- Où sont-ils appelés ? Comment iront-ils ? Qui paiera le transport ? Où seront-ils logés ? Qui paiera leur salaire ? A quelle caisse de retraite ils seront affiliés ? ....-     

Esaïe simplifie les choses à l’extrême : Me voici, envoie-moi.

Maintenant, nous revenons au texte de l’apôtre Paul lu en introduction. Vous l’avez encore en mémoire mais nous relisons quelques versets :

Romains 6.4-6

Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie. En effet, si nous sommes devenus une même plante avec lui par la conformité à sa mort, nous le serons aussi par la conformité à sa résurrection, sachant que notre vieil homme a été crucifié avec lui, afin que le corps du péché fût détruit, pour que nous ne soyons plus esclaves du péché. 

Envoie-moi ! C’est un engagement qui ne se limite pas à des mots, mais à aller là où le Seigneur veut que nous allions, c'est à dire : à faire, à agir, à être…

C’est en particulier un engagement à renoncer à nos désirs charnels pour faire selon ce que l’Esprit de Dieu met dans nos cœurs. 

Dans les trois passages choisis pour développer ce message, il y a un point commun, vous l’avez probablement remarqué, il y est question : de  mort, puis de vie. Selon la logique humaine nous dirions de vie puis de mort… Mais, nous sommes dans la logique spirituelle de la nouvelle naissance.

S’adressant au peuple d’Israël le Seigneur annonce la mort, avec des aspects très concrets. Il décrit la ruine des villes devenues désertes, d’incendie. 

Mais, Il a aussi parlé de la mort au sens figuré :

-      L’insensibilité, qui est la mort du cœur

-      La surdité, qui est la mort la compréhension

-      L’aveuglement, qui est la mort de la connaissance

-      Il est aussi parlé d’incompréhension qui est la mort de l’intelligence.

Il s’agit là d’avertissements que le Seigneur adresse non seulement aux juifs mais à tous ceux, donc aussi à nous qui décidons de favoriser notre propre volonté plutôt que de lui adresser les paroles d’obéissance : « Me voici, envoie-moi ». 

Jésus reprend les mêmes symboles quand Il affirme que « Celui qui a des oreilles entende » sous entendu les autres ont des oreilles mortes. 

Bien sûr que nous pouvons entendre des mots, des phrases, et ne pas les comprendre. 

Parfois même on ne se contente pas de ne pas comprendre mais nous faisons pire que cela lorsque nous déformons ce que l’on a entendu ou lu dans la Parole. 

La grande mode actuelle dans les milieux évangéliques aujourd’hui c’est d’utiliser le mot « amour » et de tout accepter par ce mot.
Par amour – soi-disant – on déforme la vérité biblique en en faisant une vilaine parodie. 

Certains par amour, disent-ils, s’associent avec les idolâtres et ne réalisent même plus qu’ils se prostituent dans des lieux que nos ancêtres évangéliques auraient fuis bien à propos. 

Comme il est tristement oublié cet ordre important concernant l’Evangile de Jésus Christ et prononcé par Jean. J’insiste un peu lourdement, je le fais intentionnellement, nous avons bien compris que l’ordre est donné par Jean cet apôtre appelé "l’apôtre de l’amour", notez le bien.

Que dit-il ? Faites bien attention : 

2 Jean 10-11

Si quelqu’un vient à vous et n’apporte pas cette doctrine (l’Evangile de Christ), ne le recevez pas dans votre maison, et ne lui dites pas : Salut ! Car celui qui lui dit : Salut ! Participe à ses mauvaises œuvres. » 

Nous pourrions citer bien d’autres textes qui vont dans le même sens, je pense que vous vous souvenez de ces messages, pour ceux qui étaient là depuis quelque temps. 

Avec le mot « amour » certains voudraient fermer le chemin de la sanctification, supprimer la repentance, faire mentir Dieu, ni plus ni moins.  Et tant pis pour la vérité de l’Evangile… 

Nous avons lu la mission que l’Eternel confie à Esaïe, après que ce dernier ai dit « envoie-moi »

Esaïe 6.9-10

Il dit alors : Va, et dis à ce peuple : Vous entendrez, et vous ne comprendrez point ; Vous verrez, et vous ne saisirez point. Rends insensible le cœur de ce peuple, Endurcis ses oreilles, et bouche-lui les yeux, Pour qu’il ne voie point de ses yeux, n’entende point de ses oreilles, Ne comprenne point de son cœur, Ne se convertisse point et ne soit point guéri. 

Oui c’est vrai cette sentence s’adresse aux bénéficiaires de la première alliance, mais Dieu ne change pas comme nous l’avons déjà rappelé. 

Et l’église prostituée aujourd’hui reçoit le même message parce qu’elle a perdu l’amour de la vérité pour se mêler à l’esprit du monde. Elle est devenue sourde, aveugle et sans intelligence. 

Si nous continuions la lecture d’Esaïe nous retrouverions cette constante dans tout l’Evangile : La mort du moi pour pouvoir naître de nouveau.

Hélas, l’alternative proposée par des courants apostats se disant évangéliques, c’est l'abandon  de l’Evangile par "amour du prochain", ou plus exactement du "moi"... 

Nous avons lu en introduction ces paroles de Jésus :Luc 9.23-26

.... Il (Jésus) dit à tous : Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge chaque jour de sa croix, et qu’il me suive. Car celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui la perdra à cause de moi la sauvera.Et que servirait-il à un homme de gagner tout le monde, s’il se détruisait ou se perdait lui-même ? Car quiconque aura honte de moi et de mes paroles, le Fils de l’homme aura honte de lui, quand il viendra dans sa gloire, et dans celle du Père et des saints anges. 

Mais, le Seigneur parle aujourd’hui encore à son peuple fidèle et l’interpelle. 

Et, dans son peuple fidèle, il y a des petits et des petites « Esaïe » fidèles, aimant la vérité, soucieux et soucieuse de l’accomplissement du plan de Dieu. 

Ceux-là ne se soucient pas de plaire au monde, mais de plaire à Dieu, leur Père céleste. 

Galates 4.-6-7

Et parce que vous êtes fils, Dieu a envoyé dans nos cœurs l’Esprit de son Fils, lequel crie: Abba ! Père ! Ainsi tu n’es plus esclave, mais fils ; et si tu es fils, tu es aussi héritier par la grâce de Dieu.

 

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