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DIFFERENTES FORMES DE PRIERES

Par le Pasteur Gérard Sadot
(résumé de prédication)

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Voyons quelques généralités sur la prière...

 

John Wesley a dit un jour: “il semble que Dieu soit limité par notre vie de prière, qu’Il ne peut rien faire pour l’humanité à moins que quelqu’un ne le Lui demande”, et c’est toujours vrai...             

Vous savez que Jésus a exercé son ministère pendant trois ans sur la terre, mais cela fait 2000 ans quIl a commencé d’exercer le ministère d’Intercesseur et Il continue encore aujourd’hui !

 

Il est vrai que nous prions, parce que son règne n’est pas encore venu:

 

· “que Ta volonté soit faite sur la terre comme au Ciel”.

 

Je voudrais vous rappeler ce verset que vous devez connaître, c’est Paul qui dit aux Corinthiens:

 

* “si nous marchons dans la chair, nous ne combattons pas selon la chair. Car les armes avec lesquelles nous combattons ne sont pas charnelles, mais elles sont puissantes devant Dieu, pour renverser les forteresses. Nous renversons les raisonnements et toute hauteur qui s’élève contre la connaissance de Dieu, et nous amenons toute pensée captive à l’obéissance de Christ” (2Corinthiens 10:3-4).

 

Voilà ce que dit Paul et nous sommes bien conscients qu’il y a à notre disposition des armes qui ne sont pas charnelles mais qui sont, oh ! combien, plus puissantes que les armes que le monde pense avoir.

 

En général, on pense que la prière c’est la louange, l’adoration. La prière pour certains encore, c’est l’intercession.

 

ADORATION ET LOUANGE

 

* C’est vrai que l’Adoration est vitale parce qu’elle ouvre notre esprit sur la grandeur de Dieu. L’Adoration ouvre notre esprit, elle est spirituelle, elle ouvre donc notre esprit sur la grandeur de Dieu. On pourrait dire aussi que l’adoration protège notre position. Lorsque nous sommes imprégnés de la grandeur de Dieu, l’adoration spirituelle nous permet aussi de réaliser que nous sommes assis avec Christ dans les lieux célestes. Donc l’adoration est vitale parce qu’elle nous protège dans notre position spirituelle.

 

* La Louange ouvre notre pensée à la bonté de Dieu. La louange nous fait toucher de près la bonté de Dieu. La prière dans toutes ses formes  ouvre notre être à une autre dimension qui est celle de la Grâce. On a besoin de la Grâce. On a besoin d’être ouvert aussi à la grâce de Dieu pour nous, la Grâce de Dieu envers ceux pour lesquels nous intercédons, la Grâce de Dieu en général.

 

La louange projette notre proclamation sur ce qu’on connaît de Dieu et de Jésus-Christ, la louange devient alors une arme parce que par notre bouche elle proclame et elle donne aux autres aussi la possibilité d’accéder à l’honneur, à la gloire, à la réputation dans le sens noble du terme de Jésus-Christ. Et la prière va parfaire, perfectionner affermir notre persuasion, nos racines dans la personne de Dieu.

 

Ainsi, avec quelques petites pensées générales comme introduction, je voudrais donner un synonyme à la prière j’aimerais dire:

 

· “prière = vision = voir mieux”.

 

MAIS IL Y A DIEU !

 

Voir mieux Dieu, Ses possibilités, Sa grandeur, voir mieux aussi les problèmes. Quand je dis “voir mieux”, ce n’est pas “voir plus les problèmes”, mais c’est les voir mieux parce qu’on les voit trop ou trop mal. Donc c’est vrai, il y a une vision qui s’ouvre en nous. “Prier” nous permet de “voir les possibilité divines”. Je dirai que “prier” commence par ce petit mot “mais” qu’on dit toujours humainement dans le négatif : “il y a ceci, mais...”. Et nous, nous allons dire : “il y a ceci, mais il y a Dieu... mais... Il y a Dieu !”.

 

La louange nous ramène sur les possibilités de Dieu. Il y a une situation désespérée ? Nous sommes conscients des limites humaines mais voilà que la prière nous dit: oui, mais... Il y a Dieu ! Nous sommes conscients de cette possibilité. Donc, voir aussi la provision, voir aussi ce que Dieu peut partager avec nous: Sa façon de voir les choses ! C’est vrai que dans une vie intense de prière, Dieu nous permet de nous élever un peu et quand on redescend dans notre quotidien, d’appréhender d’une manière différente les choses, les autres et nous même aussi. La prière élève, et nous amène à discerner des réalités qui sont éternelles et qui sont bien loin de ce que peut nous fournir la chair. La prière c’est aussi quelque chose qui nous rend sensible, grâce à l’action du Saint-Esprit. La sensibilité, c’est un cœur qui est ému.

 

Ce ne sont là que quelques petites généralités avant d’aborder les dix formes de prière, mais c’est vrai qu’on ne peut pas prier sans compassion. Jésus avait d’abord de la compassion. Un des secrets pour la prière efficace c’est aimer l’autre et pas simplement prier avec pitié.

 

PARTENARIAT AVEC DIEU

 

Prier nous permet aussi de rentrer dans un partenariat efficace avec Dieu, parce que nous allons prier avec Dieu. Ça c’est important et pas seulement nous adresser à un être Tout-Puissant à qui nous allons adresser une requête, c’est Jésus qui dit à Pierre: “Pierre, J’ai prié pour toi ; tu vas me trahir, tu vas me renier mais J’ai prié pour toi”. Lequel d’entre nous est capable de prier pour quelqu’un qui est entrain de nous renier. Il y a dans le cœur de Jésus beaucoup d’amour et beaucoup de compassion pour la faiblesse humaine. et je crois que cette sensibilité qui nous ouvre à la sensibilité au Père, nous amène à être plus sensible à la faiblesse humaine sans accepter, sans partager, mais juste accepter le fait que nous sommes poussière et mon frère et ma sœur aussi est poussière. Cela ne veut pas dire que je vais l’accepter dans cet état mais c’est pour ça que je vais prier pour qu’il y ait un changement. C’est pour cela que Jésus a prié pour que Pierre soit affermi. Il n’était pas affermi mais il prie plus loin que l’événement qui va le blesser profondément, Jésus homme, mais Il va prier pour que Pierre, après quand il sera affermi puisse affermir les autres. C’est ainsi que quelqu’un a dit : Satan tremble quand il voit le plus faible des saints prier, je crois qu’on en a besoin:

 

Priez en tous temps par l’esprit avec toutes sortes de prières et de supplications veillez-y avec une entière persévérance, priez pour tous les saints, aussi pour moi” (Ephésiens 6:18).

 

Dans le combat spirituel, il y a l’autorité mais il y a aussi la prière, principalement pour celui qui apporte la Parole. Dans le combat spirituel, il ne faut pas l’oublier. Je pense que vous le faites parce que c’est vital. Priez en tous temps par l’esprit en toutes sortes de prières...

 

Alors, quelles sont ces sortes de prières ?

 

Ces prières doivent se faire avec des supplications selon, bien sûr, la volonté de Dieu et c’est pourquoi j’aimerais commencer par...

 

1) PREMIERE SORTE DE PRIERE:

 

            ... une prière que nous, (je vais dire “Evangélico-Penteco-Charismatiques”), avons  tendance un petit peu à mépriser parce qu’elle est trop pratiquée dans certaines églises et pourtant elle existe, elle s’appelle la prière commune.

 

 

C’est en fait réciter les prières des autres. On a tendance, parce que cela a trop été fait dans certaines églises, à oublier la prière du “Notre Père” qui est belle, si ce n’est la plus belle des prières, mais il ne faut pas oublier que les Psaumes sont des chants, des louanges ou des prières et que, même si on s’en défend, la Bible ne nous interdit pas de nous approprier les prières qui sont dans l’Ecriture.

 

Combien souvent quand nous lisons un Psaume, nous sommes touché, nous nous reconnaissons dans ce Psaume ; on n’aurait peut-être pas été capable de le dire de cette manière, ou on n’arriverait pas à expliciter ce que l’on ressent, ou tout simplement à le définir aussi ou à le proclamer. Eh bien, rien ne nous interdit de dire Seigneur, ce ne sont pas mes mots mais ce sont Tes mots et moi je me les approprie et je les proclame avec la même autorité, c’est Ta Parole, c’est ma prière !

 

S’approprier les prières de la Bible a un double effet. D’abord on ne se trompe pas, on ne va pas dire des bêtises, et si vraiment c’est dit de tout notre cœur, c’est une projection de notre confession, de notre foi, de ce que l’on homologue, c’est-à-dire que l’on reconnaît comme vrai. En d’autres termes, il y a une association de ce que l’on accepte, que l’on ressent, ce que l’on vit, mais aussi ce que Dieu veut qu’on dise, qu’on exprime, et donc il y a la Parole, il y a nous, il y a l’Esprit! D’ailleurs, dans cette forme de prière qui est la première, il y a trois éléments qui interviennent et ça marche ! Gloire à Dieu, parce que c’est quelque chose qui existe, c’est la prière des hommes de Dieu dans la Bible!

 

· Dans Actes 4, on voit ces prières: “Tu as dit par tes saints prophètes...”.

 

Ils n’hésitent pas à truffer leurs prières de versets de la Bible. Cela ne veut pas dire que le dimanche  va être une récitation de versets de concordance dictés, mais rien ne nous interdit, au contraire, de nous les approprier. D’ailleurs,  les chants que je préfère ce sont les versets de la Bible  chantés. Les versets de la Bible sont une arme et nous pouvons les chanter, les proclamer. J’ai souligné ce verset dans Jérémie 23-29 où il est dit:

 

· “Ma Parole n’est-elle pas comme un feu? oracle de l’Eternel et comme un marteau qui fait éclater le roc?”.

 

Le Saint-Esprit peut nous conduire, dans un combat spirituel ou même dans une intercession, à utiliser la Parole de Dieu comme un marteau qui va casser le rocher et qui a besoin de disparaître de notre vue. Jésus aussi, dans Jean 17, dit: Ta parole..., Ta Parole..., Ta Parole... Jésus n’hésitait pas à le faire dans la synagogue. Quand Jésus ouvrait le rouleau, ce n’était pas simplement pour le lire, pour expliquer, mais c’est aussi pour s’approprier ces prières de la Bible, toutes sortes de prières. Commençons donc par la prière commune.

 

 

2) DEUXIEME FORME DE PRIERE:

 

            La deuxième forme de prière que nous trouvons, c’est la prière dite de conversation ou, en d’autres termes, on pourrait la définir ainsi : j’ai parlé au Seigneur, ou j’en ai parlé au Seigneur, ou je vais en parler au Seigneur. C’est-à-dire parler, là, avoir une conversation ; ce ne sont pas les intonations du dimanche matin, que vous connaissez et qu’on peut avoir. Dans ces prières-là, on entre dans une conversation et j’aimerais bien vous encourager, et m’encourager aussi, à prier d’une manière tout à fait simple avec Dieu, comme on engage une conversation avec un ami ou avec quelqu’un de sa famille. On est bien loin de se forger un personnage ou de se forcer dans un langage. C’est une prière aussi dans laquelle on s’engage, parce qu’il s’agit d’une conversation donc, ça va prendre du temps! c’est une conversation, on en parle au Seigneur et là, on est bien loin du religieux, on est dans un dialogue. J’ai besoin de m’ouvrir au Seigneur..., j’ai besoin de dire au Seigneur... et de voir ce qu’Il en pense... bien sûr, il y a Jean 4:31; 14:16, Jean 17; 2Jean 5 qui en parlent.

 

C’est comme si on parlait avec quelqu’un et, ce qui  est intéressant et important pour nous, c’est d’abord d’avoir son opinion. C’est engager avec le Seigneur une conversation pour recevoir son avis, son idée là-dessus ,mais aussi pour qu’Il nous aide dans une direction. Ce n’est donc pas forcement la prière-demande, c’est exposer  le cas.

 

· « Tiens, je vais en parler à ma femme..., je vais en parler à mon mari ce soir..., je vais en parler à mon ami... Il n’y a pas forcément quelque chose qui nous étrangle, qui nous presse, ce n’est pas la prière alarme, c’est la conversation: “on va en parler au Seigneur !” ».

 

Il y a un problème, une situation, quelque chose qui nous échappe, eh bien on va entrer en contact avec le Seigneur. Et là, on n’est pas du tout dans la prière instantanée, cela peut durer plusieurs jours, plusieurs semaines, plusieurs mois même. J’ai un dialogue avec le Seigneur qui dure à peu près depuis huit ans par rapport à une question. Cela peut durer longtemps. Mais l’important c’est qu’il y ait dialogue, parce que le principe de la prière  c’est que le Seigneur aime ma présence, le Seigneur aime m’entendre parler, le Seigneur apprécie que je m’ouvre à Lui et, souvent, simplement le fait d’en parler au Seigneur, déjà m’aide à l’exprimer, à le verbaliser et, comme le Seigneur veut qu’on Lui en parle, ça Lui ouvre des possibilités nouvelles  d’intervenir.

 

Ce n’est pas la prière où on dit: « Seigneur, fais ceci ! » et où Dieu devient l’exécutant de mon ordre ou de ma “note de service”, en poussant un peu à l’extrême volontairement! Non, c’est:

 

· “Seigneur, je t’en parle, voilà, qu’est-ce que tu en penses ? j’ai besoin d’avoir ton opinion”.

 

C’est la forme numéro deux. Elles ne sont pas données par ordre d’importance.

 

3) LA FORME NUMERO TROIS:

 

... est peut-être déjà plus intéressante, comment la nommer: c’est la prière souhait ou la prière d’accompagnement, c’est exprimer à Dieu un désir:

 

* » Seigneur j’ai envie..., je voudrais..., j’aimerais... « .

 

* C’est ce que Jean dit dans son épître: “Frère, mon voeu, mon souhait, c’est que tu prospères à tous égards...” (3 Jean 21).

 

Ce n’est pas une promesse, c’est un désir ardent. Mais, si c’est dans la Bible,  ce n’est pas  gratuit, c’est que, même si ce n’est un souhait, un désir qui nait du coeur de Jean,  Dieu en donne les moyens.

 

Ce qui est formidable, c’est que nous pouvons avoir des désirs, des souhaits, vous le savez et vous le pratiquez. Ce n’est pas interdit de prier pour des désirs et des souhaits, que ce soit pour l’église, pour le pays, pour des choses spirituelles, pour notre vie de tous les jours, amen! Le Seigneur veut bénir aussi pour des choses bien particulières. Ce n’est pas forcement un désir, dit spirituel, c’est peut-être aussi exprimer un vœu au Seigneur, ou :

 

· “voilà Seigneur, je veux T’en parler, il y a cette personne dans l’Eglise,  j’aimerais tellement qu’elle  sorte de ses problèmes...”. 

 

Ça commence par là, le Seigneur peut nous emmener dans une prière d’intercession, mais c’est l’inspiration, l’inclinaison du cœur qui dit: “Seigneur, voilà ...” Nous avons un Seigneur formidable, à qui on peut dire: “voilà ce que j’aimerais, ce qu’il me faudrait...”.

 

* Pour avoir un exemple de cette prière, on va lire aussi dans 2Corinthiens 13:7 & 9: “Cependant, nous prions Dieu que vous ne fassiez rien de mal. Non pas pour que l’épreuve paraisse pour nous un succès mais pour que vous fassiez le bien même si pour nous l’épreuve semble être un échec”... et au verset 9: “Nous nous réjouissons lorsque nous sommes faibles tandis que vous êtes forts et ce que nous souhaitant dans nos prières c’est votre perfectionnement”.

 

Ce n’est pas une prière dite “comme ça”, c’est vraiment un souhait. Vous voyez la nuance. Ce n’est pas une prière où on va dire: “Seigneur, oui, bénis l’église...” C’est un souhait, avec tout ce que notre cœur peut mettre dans ce souhait, comme on a des souhaits pour soi. Ce ne sont pas  des voeux de bonne année qu’on écrit dans un petit mot.

 

· “Seigneur, je veux pour cette personne..., je veux pour cette église..., je veux pour ma vie..,  je le souhaite”.

 

Alors la question qui se pose, c’est: quels sont mes souhaits ? Qu’est-ce que vous souhaitez ? Ce qui est merveilleux avec le Seigneur c’est qu’on peut souhaiter plusieurs choses à la fois. Ne faites pas comme ces grand-mères qu’on rencontrait autrefois et qui disaient “je vais demander ça au Seigneur et ça, mais je ne veux pas trop en demander quand même”. Gloire à Dieu ! Il n’a pas de fins de mois difficiles même pas de compression budgétaire, pas de premier ministre qui cherche sa place, Il n’est pas gêné par une Assemblée Nationale... Ses finances vont très bien... En Dieu il y a beaucoup plus qu’on peut penser, c’est phénoménal! Vous savez, l’infiniment grand et l’infiniment petit, on le découvrira toujours, chaque fois on trouve quelque chose de plus petit dans la matière et c’est pareil dans l’infiniment grand, on ne sait pas jusqu’où on va aller. Notre Dieu c’est pareil !

 

Je vous invite à souhaiter. Je souhaite que vous souhaitiez beaucoup de choses.

 

4) QUATRIEME SORTE DE PRIERE:

 

            ... c’est le même mot en grec que “le consolateur”. On peut l’appeler la prière dite de consolation ou la prière sympathique, la prière aimable. C’est se mettre aux côtés de quelquun pour l’aider. C’est prier avec quelqu’un. Ce n’est pas simplement un souhait, c’est un désir avec une intensité beaucoup plus forte, plus grande. C’est prier avec un désir puissant, c’est prier avec de l’amitié pour quelqu’un. Je ne vais pas dire de l’amour, c’est un peu trop facile. L’amitié c'est autre chose, c’est pas simplement avoir une heure ou deux de pitié, ce n’est pas simplement avoir un instant et ouvrir les yeux sur les problèmes de son frère ou de sa sœur et puis rentrer chez soi, on a tourné la page. C’est la détermination de se mettre aux côtés de quelqu’un et de marcher à ses côtés en communion jusqu’à ce qu’il soit consolé, et l’église a besoin de gens comme ça. On a eu des gens comme çà dans notre vie, le Seigneur nous en donne quand on a en besoin. C’est le ministère de la consolation dans la prière.

 

· Regardons par exemple Actes 16: 9 : “Pendant la nuit, Paul eut une vision. Un macédonien debout le suppliait en disant: passe en Macédoine, vient à notre secours”.

 

Vous vous rendez compte que quelque part en Macédoine, il y a quelqu’un qui intercédait. Quelque part, un chrétien intercédait, il suppliait dans sa prière que Paul vienne les voir et le Saint-Esprit a fait en sorte que Paul voit en vision ce Macédonien qui priait et qui lui dit: vient me voir ! C’est mieux qu’Internet ! Vous vous rendez-compte, vous êtes entrain de prier, et tout d’un coup le Seigneur ouvre votre esprit, notre esprit sur quelqu’un qui est entrain de vous réclamer. Il y a des possibilités dans la prière ! Ces Macédoniens avaient besoin de la consolation de Paul et Paul dit:

 

· “ aussitôt après cette vision nous avons cherché à nous rendre en Macédoine, concluant que ... ”.

 

Quelle direction ! Quelle action du Saint-Esprit ! Amen ! A ce jour il se prépare des logiciels et des formations via Internet et il y a des ordinateurs avec de toutes petites caméras et c’est phénoménal parce qu’on nous dit que peut-être dans quelques temps il y aura peut-être 2000 ou 3000 personnes dans le monde entier qui seront devant leur téléviseur, des cours seront donnés à des Japonais, des Esquimaux, des Argentins, c’est phénoménal ! mais ils n’ont rien inventé !

 

· Dans Actes 24:4,on a la même pensée “Mais pour ne pas t’importuner davantage, je te prie de nous écouter un moment dans ta bienveillance”.

 

Là c’est humain, c’est Paul devant Félix et qui demande à Félix de bien vouloir avoir de l’attention, c’est le même mot grec “parakaleo”:

 

· “viens de notre côté nous écouter, nous accompagner, faire un bout de chemin avec nous” (dans le sens humain).

 

 

C’est la même chose qui peut être transportée dans le domaine spirituel. D’ailleurs, dans les combats,  nous ne devrions jamais être seuls mais  demander au Seigneur de nous donner des “équipiers”. Et là, on sort des équipiers organisés, programmés, pour entrer dans une équipe de prière, mue, conduite, dirigée, inspirée par le Saint-Esprit. On peut être étonné si, du jour au lendemain, après avoir revu ou mieux appréhendé ces formes de prières, notre souhait c’est de dire: “Seigneur donne-nous de vivre ces choses entre nous”,  en s’apercevant que, pour le même fardeau ou la même chose, le Seigneur a mis  à nos côtés quelqu’un qui partage la même pensée. Cela existe déjà, il n’y a rien de nouveau. Dans un autre texte, il est dit: “demandez avec beaucoup d’insistance...” et, quand vous vous mettez aux côtés de quelqu’un, vous allez demander avec beaucoup plus d’insistance, vous allez intercéder mais d’une autre manière”.

 

5) LA PRIERE DE COMMANDEMENT:

 

Nous parlons maintenant de la cinquième forme de prière. Lisons maintenant dans Matthieu 9:38, et là vous allez être un peu surpris !

 

· “Priez donc le Seigneur de la moisson d’envoyer des ouvriers dans la moisson”.

 

Ce mot en grec est très fort. C’est le même mot qui est employé pour “chasser les démons”. C’est la prière d’autorité, ou de commandement. Comment chasse-t-on  les démons ?

 

· “Soit gentil, s’il-te-plaît, va-t-en ! allez, fais-moi plaisir !”.

 

Non, on les chasse avec autorité, on ne leur demande pas leur avis, ils n’ont pas le choix ! Cette prière c’est :

 

· “chasse-les dans la moisson !”.

 

C’est une force, c’est plus qu’ un ordre, c’est vraiment une action. Jésus nous dit de demander au Père de chasser les ouvriers dans la moisson. Parfois même on peut en le faisant recevoir nous-même un coup de pied quelque part pour y aller ! C’est traduit par “supplier”.

 

Quelquefois, on pense à la supplication au sens religieux du terme:

 

· “Seigneur, s’il te plaît.. !”.

 

Non, il y a là une dimension d’autorité, une dimension où on veut s'emparer du royaume de Dieu. Ce ne sont pas de petites prières. Vous avez ce mot dans Romains 1:10:

 

· “Dieu, que je sers en mon esprit en annonçant l’Evangile de son Fils, m’est témoin que je fais mention de vous toujours et continuellement dans mes prières, je demande d’avoir enfin Dieu voulant une occasion favorable d’aller chez vous car je désire vivement vous voir pour vous communiquer quelque don...”.

 

Il désire vivement, il demande à Dieu, mais avec cette autorité. En d’autres termes il dit:

 

· “Seigneur, chasse-moi là-bas, envoie-moi...”.

 

Ce sont des prières qui rejoignent aussi la pensée de Dieu. C’est vrai que, concernant la prière, il y aura toujours des dimensions qui nous échappent parce que, dans le monde spirituel, qu’est-ce qu’on connaît ? Dans le jeûne et la prière, qu’est-ce-qu’on connaît ?  Mais c’est vrai que la prière déclenche des choses, c’est vrai que, comme le dit la Parole de Dieu, on ne reçoit pas parce qu’on ne demande pas ou on demande mal. Le Seigneur veut nous inviter à aller plus loin, ça c’est la prière de compassion.

 

6) LA PRIERE DE COMPASSION

 

C’est la plus fréquente (en grec c’est “procekomaï”). Regardons Philippiens 1: 7 & 9 pour mieux le comprendre:

 

· “Il est juste que j’aie pour vous de telles pensées parce que je vous porte dans mon cœur et que dans mes chaînes comme dans la défense et l’affermissement de l’évangile vous participez tous à la même grâce que moi car Dieu m’est témoin que je vous chéris tous avec la tendresse de Christ-Jésus et ce que je demande dans mes prières c’est que votre amour abonde de plus en  plus en connaissance et en vraie sensibilité...”.

 

Déjà il y avait de la sensiblerie qui n’allait pas plus loin que la chair donc il fallait que cette sensibilité soit vraiment ancrée. C’est la prière dite de consécration, consacrée. C’est un vœu dans sa forme intense. C’est prier parce qu’à l’intérieur de soi, on le porte. C’est ce qu’il dit: “Je vous ai dans mon cœur ...” en fait, on ne devrait jamais prier sans avoir les autres dans notre cœur, ceux pour lesquels on prie. C’est en fait être concerné par... C’est prier en extériorisant ce qu’il y a au-dedans de soi ? C’est, non seulement je l’ai, je l’ai proclamé, mais maintenant je le supplie, je veux le voir ! C’est la prière d’Elie, celle qui va amener quelque chose, c’est être concerné par sa famille, par l’Eglise, c’est ce que la maison de Dieu doit être.

 

· Dans Matthieu 21: 13, c’est ce mot qui est employé: “Il est écrit ma maison sera appelée une maison de prière mais vous vous en faites une caverne...”.

 

En fait, il dit: “ma maison où on se repent”, cet endroit où c’est vraiment le contraire ! Vous savez que l’histoire des tables de change, c’était vraiment scandaleux parce que les prêtres ont inventé une monnaie interne au Temple  pour profiter du taux de change ! donc, pour acheter ou pour offrir ce qui était proposé, je ne sais pas quel était le taux, mais supposons que vous vouliez donner 100 francs, il fallait payer en monnaie du Temple et on vous en donnait l’équivalent de 80, ou quelque chose comme çà. Donc, de ce qui était donné à Dieu, il y avait un pourcentage qui allait dans leur poche. C’est scandaleux quand on sait ce que Dieu avait permis aux Lévites d’avoir suffisamment.  Et Jésus met en évidence le scandale financier pour mettre en contraste cette forme de prière où on ne profite pas des autres, où on n’exploite pas les autres, voire exploiter le temps des autres ou l’église des autres mais où on s’implique pour qu’il y ait un partage du fardeau, et où on prie pour que cela se produise.

 

Nous arrivons maintenant dans les formes de prières extraordinaires. On pourrait aussi appeler cette prière n° 7:

 

7) LA PRIERE CREATRICE

 

J’aime bien cette prière, elle est définie notamment dans ce texte de Romains 8 où il est question de soupirs inexprimables. Ce sont des sons qui ne peuvent pas être articulés, mais tellement denses, ils sont lourds, inintelligibles pour nous, compréhensibles pour Dieu.

 

La nature soupire, la Bible le dit, la nature prie, la nature se rebelle, la nature a ce genre de soupir, elle ne peut plus supporter cette domination de l’homme pécheur. On l’oublie, mais la nature avait été créée pour qu’elle soit cultivée par Adam et Eve avant le péché.  Qui proclame dans les journaux que la nature crie réparation ou intercède ou demande à Dieu d’intervenir ? La nature n’en peut plus mais il y a spirituellement ces soupirs, ces cris, cette expression, parce que notre combat est spirituel et là on va rejoindre Elie.

 

Vous vous souvenez quand il prie, on lui demande: qu’est-ce tu vois ? Que voit-il ? ce n’est même pas un bébé nuage, c’est un embryon. C’est un nuage tellement petit.... Mais Elie va prier avec une telle intensité qu’il va comme engendrer cette pluie. C’est pour ça que je l’appelle la prière créatrice.

C’est une prière qui permet à un nuage de rien du tout de se transformer en pluie abondante. Ce sont ces chrétiens qui voient ce petit nuage de bénédictions qui passe qui arrive et qui vont tellement intercéder pour que cela se transforme, je ne vais pas dire en inondation, mais qui vont permettre à ce fleuve de Dieu de couler, de tout emporter ! C’est engendrer spirituellement et ce n’est pas engendrer physiquement, on est là dans des choses spirituelles.

 

Elie a connu cette forme de prière où il y a tellement de réelle supplication, tellement d’intensité qu’il a fait de ce petit nuage son bébé; il va enfanter un bébé nuage qui va devenir une colonie, voir par l’Esprit de Dieu ce que Dieu a en réserve derrière les petites choses, les petits signes. Que Dieu soit bénie pour cela! La chair voit les petits problèmes. Il n’y a pas de chrétiens comme cela chez vous qui voient les petits problèmes et en font des orages ? Il n’y a pas besoin d’intercession pour cela, il suffit que la langue...  Ce dont je parle ici, c’est d’une intercession active. C’est une prière sans compromis qui n’est pas un instant, un moment, dont l’accent n’est pas mis sur une douleur physique mais  sur une douleur spirituelle, intérieure où l’on va souffrir les souffrances de l’enfantement. Je dis cela parce que la chair a tendance à ramener au charnel les choses spirituelles, c’est-à-dire à réduire des choses qui ont une dimension beaucoup plus grande à l’auto-satisfaction de ce qui se passe dans son corps. Mon corps est au service de Dieu, au service du Saint-Esprit. Jésus a tellement intercédé qu’Il a sué des grumeaux de sang, je peux et tous ceux qui ont prié ardemment pour le salut des âmes ou de quelqu’un qui les ont accompagné, qui ont intercédé, ont quelquefois souffert cela, mais l’accent est mis sur le nuage qui va devenir un torrent, l’accent est mis sur l’intervention de Dieu, c’est comment Dieu va faire en sorte que ce petit nuage puisse arrêter cette sécheresse et permettre la récole et la moisson.

 

Esaïe parle de cela dans un texte qui dit: “tendez vos cordages...”. C’est la prière qui ne se contente pas des limites actuelles du Royaume de Dieu, qui ne se contente pas que Dieu fasse en sorte que certains d’entre vous prient cette prière créative pour que ce bâtiment soit rempli. Dieu ne donne jamais d’outils sans qu’il y ait un but. Je veux vous encourager mais cela ne va pas venir comme çà, cela viendra parce que nous allons entrer dans cette expression créative et je bénis Dieu pour cela parce qu’il est possible aussi de laisser le Saint-Esprit soupirer au travers de nous, amen ! Dans le parler en langues on dit des paroles qu’on ne comprend pas toujours. là il se passe des choses et il peut aussi se passer des choses par ces soupirs (ce qui n’est peut-être pas le bon mot). Vous connaissez des gens qui soufflent, qui soupirent toujours, ce n’est pas cela !

 

Etendez vos cordages”, Esaie 54:2, ne limitons pas Dieu, ne limitons pas ce qu’Il veut faire, ce qu’Il peut faire, ce qu’Il a l’intention de faire. Ces soupirs c’est prier parfois en se tordant de douleur physiquement parce que notre corps subit des pressions de ce que notre âme ou notre esprit vit. C’est aussi parfois permettre au Saint-Esprit de nous faire ressentir physiquement des choses qui vont avoir des conséquences spirituelles.

 

Il y a dans cette forme de prière une autre dimension, c’est la prière qu’on pourrait appeler (les deux prochaines prières se ressemblent) l’intercession et l’autre prière qui est la prière contractuelle.

 

Cette prière en fait, c’est prier dans l’Esprit. Toute prière dans l’Esprit est créative parce qu’elle va permettre à l’Esprit de Dieu d’agir, de faire quelque chose, c’est chercher en fait la souveraineté de Dieu dans un domaine, c’est:

 

· “que Ta Volonté soit faite sur la terre comme elle est faite dans le ciel”...

 

… c’est “Seigneur, je suis fatigué que ce soit toujours d’autres choses, ou la volonté humaine qui revienne, non, je veux que ce soit Ta Volonté Seigneur, non pas simplement dans le sens d’une directive mais les moyens d’y arriver”.

 

C’est cela le Règne de Dieu. Le règne c’est quoi ? Ce ne sont pas simplement des directives qui sont écrites dans un livre, dans une constitution, ce n’est pas la Bible qui serait une constitution, qui créerait le cadre d’une citoyenneté simplement je dirai intellectuelle! Non, ce sont les moyens de le vivre, amen! On a besoin d’entrer de plus en plus dans cette dimension qui  en sorte que ça va aller beaucoup plus loin que de simplement compenser les faiblesses de l’homme. Ce n’est pas compenser les faiblesses de l’homme, c’est permettre à l’homme de vivre au niveau des possibilités divines. Moi, je ne peux pas..., nous ne pouvons pas..., mais Lui peut !

 

8) LA HUITIEME FORME DE PRIERE

 

Et là, on entre dans la LA PRIERE D’INTERCESSION  que j’aimerais aussi appeler prière corrective ou prière de correction. c’est quoi ? c’est présenter à Dieu une situation dans le but que Dieu la corrige, la redresse.

 

C’est intercéder, en hébreu c’est le mot “Paga” c’est très dramatique, c’est une dimension dramatique vous le lirez dans 2Samuel 22.

 

Ce qui est curieux avec ce mot-là c’est que dans Josué 19, il est traduit 6 fois par le mot “frontière”, c’est très intéressant dans le sens de ce que j’ai dit tout à l’heure: “élargir les frontières”.

 

L’intercession élargit les frontières du Royaume de Dieu. Donc, l’église après avoir vécu toutes ces prières entre dans un combat offensif qui ne se contente pas seulement de repousser des assauts mais qui devient une force d’attaque. Quand on fait le bilan dans sa vie personnelle souvent on peut dire: j’ai prié, j’ai intercédé, jeûné mais c’est toujours défensif. et vous savez que l’offensif c’est toujours la meilleure défense.

 

Donc prier par l’Esprit, entrer dans cette intercession c’est permettre que la lumière de Dieu soit faite dans une situation ténébreuse. Mais au-delà de cela c’est la forme la plus efficace de la prière. Jésus prie depuis deux mille ans, Il intercède pour nous, cette prière nous permet par le Saint-Esprit, non seulement d’entendre ou de savoir ce que le Seigneur demande mais le privilège de prier avec Jésus, c’est-à-dire d’associer ma prière à la prière de Jésus ! Alors vous allez me dire, mais comment Jésus prie-t-Il ? Est-ce que Jésus se met devant son Père en disant:

 

· “Père, je te demande cela ....”.

 

Oui, Il le fait ! Mais il y a aussi les souhaits de Jésus, il y a aussi les aspirations, tout ce que l’on a vu. Jésus n’est pas neutre dans le Ciel, Il est ressuscité, Il est vivant! Il n’est pas figé, même pas figé dans Son auréole de Gloire, Il bouge, Il agit, Il est avec nous ce soir ! et l’intercession la plus haute, c’est quand je peux réaliser spirituellement:

 

· « voilà ce que Jésus prie et moi je m’associe, nous sommes deux, Jésus et moi pour prier ».

 

Vous vous rendez compte, la force! lorsqu’on prie la même chose que Jésus est entrain de prier !

 

Qu’est-ce que Jésus est entrain de demander pour votre vie  au Père ? Qu’est-ce qu’Il est entrain de demander au Père pour votre Eglise ? Quand on peut prier avec Jésus, quelle efficacité ! Puisque Jésus a dit:

 

· “Père, je te loue de ce que Tu m’exauces toujours”.

 

C’est l’Apocalypse qui commence par ces mots: “Que celui qui a des oreilles pour entendre, entende ce que l’Esprit dit aux Eglises”. On commence toujours par cela. D’abord on retire les bouchons, on met les appareils... d’abord, c’est “écoutez !” et à la fin de l’Apocalypse, qu’est ce qui est dit ? l’Esprit et l’Epouse disent la même chose.

 

C’est ce discours-là que Satan a peur d’entendre. C’est ce discours-là que le monde a besoin d’entendre, ce n’est pas le discours d’une chapelle ou celui  d’un individu, c’est Satan qui dit: “tiens, ce que dit ce chrétien-là, je l’ai déjà entendu ailleurs”, et ailleurs, c’est Jésus ! C’est prier selon la volonté de Dieu.

 

On peut prier pour les autres comme ça, on peut prier pour soi ,mais c’est aussi entrer dans quelque chose de différent. Vous savez que le Saint-Esprit est intercesseur aussi ? Le Saint-Esprit prie. Romains 8: 26-27:

 

· “L’Esprit Lui-même rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu. Or, si nous sommes enfants nous sommes aussi héritiers de Dieu et co-héritiers de Christ, si toutefois nous souffrons avec Lui afin de glorifier avec Lui...”.

 

Le mot grec est: “sunantilambanétaï” pour que vous compreniez:

 

· “Sun”  = « ensemble, avec »,

 

· “Anti” = « contre »,

 

· “Lambano” = « prendre, tenir ferme ».

 

Alors qu’est-ce que cela veut dire ? « Ensemble, contre, je tiens ferme », amen ! Le Saint-Esprit dit:

 

· « Je suis avec toi, ensemble nous allons tenir ferme »,

 

 Voilà ce que ce mot veut dire ! Se tenir aux côtés de quelqu’un c’est ça: Le Saint-Esprit dit:

 

· “Je suis avec toi, Je veux témoigner à ton esprit que Je suis avec toi, tu es un héritier, tu n’es pas n’importe qui, tu n’es pas un pauvre petit pécheur, tu as un acte notarié dans le Ciel, tu es héritier, co-héritier avec Christ et sur cette base-là, parce que tu Me laisses te le dire, tu Me laisses impressionner ton esprit sur cette réalité, sur cette base-là, on va être ensemble et on va tenir ferme ! ».

 

Voilà ce que cela veut dire. Devant cette supplication-là, cette intercession-là que voulez-vous que fasse le Diable ? Cela veut dire que nous sommes dans des situations où nous avons le choix. Ou nous sommes déterminés et nous sommes assurés, nous avons cette ferme assurance et nous décidons, c’est cela et pas autre chose et on tient le cap. Donc si tu décides que c’est lié, moi je te garantis que dans le Ciel on est avec toi et c’est lié avec toi. Si tu décides que ça va être délié, eh bien si c’est décidé comme cela, tu as le choix. Mon frère et ma soeur, tu as le choix ce soir, dans tes problèmes personnels, tu as le choix. Ou tu te tiens ferme avec le Saint-Esprit en disant: “je lie ou je délie” et ce que nous lions et nous délions c’est approuvé par le Ciel et le Ciel dégage l’autorité, dégage les moyens, il n’y a pas d’autre histoire, le Diable connaît ce langage, il connaît le décret, c’est écrit, c’est la loi n° 1 ou 2 du Royaume de Dieu: tous ceux qui confessent le Nom de Jésus seront sauvés, c’est écrit, qui homologuent le Nom de Jésus, et Jésus a donné le pouvoir aux enfants de Dieu de chasser les démons. Il a donné le pouvoir à l’Eglise de dire NON à Satan ! Sunantilambanétaï !

 

Il  me témoigne: “tu es héritier, tu es enfant de Dieu, tu cries Abba, Père”, tu ne restes pas entrain de dire: « Père, papa, aime-moi, cajole-moi, fais-moi une caresse, s’il-te-plaît regarde-moi, arrête de bénir les Américains, arrête de bénir les Coréens, s’il-te-plaît...! ».

 

Tu arrêtes de dire cela, tu rentres, c’est ton Père et tu m’as laissé rendre témoignage à ton esprit donc tu es ferme et là tu es ferme contre (anti). Si on pouvait le dire en particulier: le Saint-Esprit et moi, le Saint-Esprit et votre pasteur, le Saint-Esprit et vous, vous, vous, ensemble, quelle équipe ! C’est cela la Pentecôte ! Se tenir aux côtés ensemble pour aller contre, le mot intercession, le mot supplier (deesis) chercher la souveraineté de Dieu, c’est ce que j’appelle l’aspect exécutif de la prière.

 

C’est la prière qui est identifiée avec le conseil de Dieu, dans Ses Buts Eternels pour les hommes,  parce  presque toutes les importantes  victoires dans l’histoire de l’humanité ont été le résultat de la supplication au Père.

 

Hébreux 5:1-9 et particulièrement le verset 7, Jésus Lui-même a intercédé, Il ne priait pas pour un échappatoire mais Il affirmait le but, le dessein de Dieu pour la Rédemption de l’humanité. Jésus en Lui-même disait si c’est possible, éloigne de moi cette coupe mais Il était avec le dessein de Dieu pour un dessein rédempteur de l’humanité, il n’y avait pas d’autre alternative que celle du plan de Dieu. Et donc, la nous avons,dans cette dimension-là “que ta volonté soit faite”, vous comprenez que nous sommes là dans le combat spirituel, nous sommes là dans la véritable unité des chrétiens. C’est vrai, l’Eglise est trop divisée, il ne suffit pas de dire : “on va se mettre ensemble”, c’est plus que cela, c’est plus qu’une union d’Eglise, c’est une union d’esprit et là, les forces de l’enfer doivent s’arrêter. J’aimerais en terminant insister sur la sécurité de ce mot “deesis” j’insiste sur ce mot. Je rejoins Dieu, d’accord ? mais je ne le rejoins pas simplement intellectuellement, je lui tiens la main. Vous voyez la différence ? Ce n’est pas seulement un droit, ce n’est pas celui qui va dans un tribunal, qui est sûr de ses droits et qui dit: “voilà, article 1-2-3, vous allez gagner”! c’est aller la main dans la main. Il y a cette communion de cœur qui fait qu’il y a un contrat spirituel ! c’est pourquoi dans Philippiens 1:4 voir l'alternative de Dieu et la communiquer, c’est intercéder avec un élément, c’est la seule fois que Paul emploie cet élément en le disant à une église, c’est la seule fois, cela ne veut pas dire qu’il ne faut pas le faire, cela veut dire que c’est rare, il dit :

 

· “Je ne cesse dans toutes mes prières pour vous tous de prier avec JOIE”.

 

Pourquoi avec joie ? parce que dans cette intercession qui rejoint la prière de Dieu, qui tient la main de Dieu, on est sûr du résultat ! Donc, priez avec joie, intercédez avec joie, n’oubliez pas que Paul quand il écrit cela,  est dans les chaînes, pas au Club Méd. Il est dans les chaînes, mais dans ses chaînes dans son cachot, il intercède pour ses Philippiens, il est avec eux, il reçoit, il a vu l’alternative spirituelle !

 

Dans le texte de “lier et délier” Matthieu 16:19 j’aimerais que vous réalisiez une dernière chose c’est que le verbe en grec est “laroïs” et ce n’est pas gratuit voyez pourquoi : “Je te donnerai les clés du royaume des cieux, ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, ceux que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux”.

 

Laroïs” c’est un temps caractérisé par un point donné dans le temps le mode c’est le subjonctif, c’est-à-dire le conditionnel, c’est-à-dire tu peux ou tu ne peux pas et la voie est active, c’est une participation responsable et active. Cela veut dire: “quoi que tu puisses rencontrer” et même pour quel moment. les portes de l’enfer dont je viens de te parler tu feras alors face à une décision à prendre. Ou tu lieras, ou tu ne lieras pas, tout va dépendre de ta réponse de ta réaction. Si tu t’impliques consciemment et personnellement dans le fait, l’action de lier ce qui est sur la terre, tu découvriras quand tu le feras que cela a déjà été lié dans le ciel parce que tu es dans le plan de Dieu et  on ne peut pas  surprendre Dieu. Là, on entre dans un autre domaine, c’est le repos de Dieu. Dieu déclare, lorsque tu détermines que c’est le moment d’agir, tu découvres alors que tout ce qui s’oppose à l’adversaire, le Ciel y est déjà préparé, déterminé et c’est toi qui a tranché !

 

9) LA PRIERE CONTEMPLATIVE

 

La dernière forme de prière, c’est la prière qu’on appelle contemplative. Oui, la contemplation cela existe dans la Bible. L’Adoration, où on contemple le Père, où on en prend plein le cœur, plein l’esprit, où il n’y a rien à dire, on se laisse impressionner par le Père !