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                                                  Pasteur Gérard Sadot
 Messages apportés à l'Eglise Chrétienne Evangélique de 84170 Monteux (Carpentras)
 

       

SAUVE PAR LA FOI

MAIS JUSTIFIE PAR LES ŒUVRES

·         Ephésiens 2: 8: « Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. 9 Ce n’est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie.».

La réponse est nette et précise, les Ephésiens ne pouvaient pas s’y tromper, ils avaient reçu la réponse de Dieu. Les « œuvres » dont il est question ici, c’est la pratique de la loi de Moïse, les fêtes de l’Eternel, la circoncision, les 613 commandements, le Sabbat, etc. Il est très clair que la loi de Moïse ne pouvait pas et ne peut pas sauver. Nous sommes dans une autre ère, celle de la Grâce…

·         « Celui qui croira et qui sera baptisé sera sauvé, celui qui ne croira pas sera condamné » (Marc 16: 16).

Cette déclaration de la bouche même de Jésus, est qu’il faut croire pour être sauvé.

·         « Dieu a tellement aimé le monde qu’Il a donné son Fils unique afin que quiconque croit en Lui ne périsse point mais qu’il ait la vie éternelle ».

Ainsi celui qui est sauvé est celui qui croit que Dieu a offert son Fils sur une croix à sa place, et il obtient gratuitement la vie éternelle. Gratuitement afin que personne ne se glorifie.

Paul et Silas viennent de bénéficier d’un miracle. La terre a tremblé, les portes se sont ouvertes et les chaîne ne sont plus. Le geôlier de la ville de Philippe est aussi témoin affolé de toutes ces choses, alors il s’écrie:

·         « Que faut-il faire pour être sauvé ? ».

Il est là tout tremblant au pied des apôtres, il se sent perdu devant la grandeur de Dieu. Il attend, et là encore la réponse divine est précise, claire, juste:

·         « crois au Seigneur Jésus et tu seras sauvé » (Actes 16: 30/31).

C’est encore la foi seule qui est mise en avant, liée au Seigneur Jésus. C’est la foi qui sauve. Après tant de preuves il n’y a rien à rajouter. Toutefois, regardons ce que Jacques dit dans son épître. Luther qui a mis aussi en évidence le Salut par la foi, voyait d’un mauvais œil cette épître. Mais elle apporte sur le sujet une lumière éclatante qui brille.

·         Jacques 2: 14: « Mes frères, que sert-il à quelqu’un de dire qu’il a la foi, s’il n’a pas les œuvres ? La foi peut-elle le sauver ?».

·         Verset 24: « Vous voyez que l’homme est justifié par les œuvres, et non par la foi seulement ».

Deux mots sont employés: « Sauvé » et « Justifié ». Ces deux se fondent l’un dans l’autre. L’erreur des détracteurs de Jacques étaient qu’ils dissociaient la foi d’avec les œuvres, alors que l’un et l’autre ne font qu’un.

SAUVEE PAR LA FOI ET JUSTIFIEE PAR SES ŒUVRES

Le cas de Rahab, une aubergiste prostituée…

·         Hébreux 11: 30/31: « C’est par la foi que les murailles de Jéricho tombèrent, après qu’on en eut fait le tour pendant sept jours. C’est par la foi que Rahab la prostituée ne périt pas avec les rebelles, parce qu’elle avait reçu les espions avec bienveillance ».

 

·         Jacques 2: 24/26: « Vous voyez que l’homme est justifié par les œuvres, et non par la foi seulement. 25 Rahab la prostituée ne fut-elle pas également justifiée par les œuvres, lorsqu’elle reçut les messagers et qu’elle les fit partir par un autre chemin ? 26 Comme le corps sans âme est mort, de même la foi sans les œuvres est morte ».

Question : peut-on avoir une foi morte et un Salut vivant ? Est-ce compatible ? Le Salut est-il vivant si la foi est morte ? En tous cas, sans « Les Œuvres » elle est totalement morte, même si je parle en langues, prophétise, etc.

L’Ecriture relate l’histoire remarquable de cette aubergiste, tavernière, sans doute une professionnelle du tourisme cananéen. Elle recevait des bandits de grand chemin. Son nom signifie « large » sans doute à cause de l’ampleur de son tour de taille. On trouvait de la place en son giron... Elle suivait l’actualité, était informée de tous côté à cause de la position stratégique qu’elle occupait, habitant dans la muraille de Jéricho. Elle a appris par des voyageurs et des clients les nombreuses victoires que Josué avait remportées sur les roitelets voisins. Sa demeure était une sorte de maison de presse de l’époque, une source de renseignements. Elle a offert sans hésiter l’hospitalité aux espions de Josué, ce qui était un acte de haute trahison à l’égard du roi de sa ville, un geste flagrant de collaboration avec l’ennemi, sanctionné par la peine de mort. Les policiers locaux sont venus enquêter chez elle... mais elle a donné des indications fausses et les induit en erreur. Pourquoi a-t-elle agit ainsi ? Sa foi était vraie et vivante. Une œuvre de Dieu s’était faite dans son cœur. Elle avait déclaré aux deux émissaires de Josué:

·         « Je sais que Dieu vous a donné ce pays !».

Elle avait une intuition prophétique. Bien que la ville de Jéricho offrait une sécurité absolue, elle savait que s’en était fait de la Cité ! Pourtant Jéricho était verrouillée, personne ne pouvait ni entrer ni sortir. Les ruines gigantesque de cette témoignent encore aujourd’hui... Il y avait une tour énorme, laquelle est toujours debout, les murailles étaient très épaisses et hautes. Mais Rahab voyait clair et loin. Elle se disait quelque chose comme:

·         « puisque le Dieu d'Israël s’en mêle, les petits dieux locaux de Jéricho ne sont d’aucun secours ».

Un brin calculatrice, elle a su de quel côté elle devait se mettre. C’est l’intelligence de la foi. Une foi en action. Elle mit donc sa maison de joie à la disposition du Créateur, Juge et Maître de tout l’Univers, avec ses conditions posées au préalable. Pour une femme aux mœurs légères, de petite vertu, elle reste bonne mère de famille, aimant ses enfants, ses frères, toute sa parenté. Elle a renié ses dieux, pour reconnaître la souveraineté absolue du Dieu de Josué... après la chute de Jéricho, Josué se souvient de la promesse faite à cette vulgaire prostituée cananéenne. C’est en effet grâce à elle que les remparts vont s’écrouler. Sa foi lui a permis de refaire sa vie, et d’influencer  l’Histoire !

Bref, dans la littérature juive, dans un dernier Midrash, il est affirmé qu’elle aurait fièrement compté parmi ses descendants, entre huit et dix prophètes, parmi lesquels Baruc, la prophétesse Hulda, Jérémie en personne, et selon le Zohar, il est certain que l’austère Jérémie est bien un descendants de Rahab. C'est le parti pris divin pour les égarés, les transgresseras, les laissés pour compte... L’espoir survit au travers des tragédies, des scandales, de la déchéance morale du  monde. Un Dieu d’amour est à l’œuvre dans l’Humanité dépravée...

·         Romains 10: 10: « Car c’est en croyant du cœur qu’on parvient à la justice, et c’est en confessant de la bouche qu’on parvient au salut ».

C’est donc bien cela: « sauvé et justifié ». Il y a donc une disposition du cœur, et un acte, même si ce n’est que des lèvres qui bougent pour laisser échapper un son.

·         Ephésiens 2: 10: « Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus-Christ pour de bonnes œuvres, que Dieu a préparées d’avance, afin que nous les pratiquions ».

Tout d’abord nous remarquons que « nous sommes Son œuvre ». C’est Lui qui nous a fabriqués, en Jésus-Christ. Non pas pour être des serviteurs inutiles, car Il dit Lui-même:

·         « le serviteur inutile, jetez le dans les ténèbres du dehors, où il y aura des pleurs et des grincements de dents » (Matthieu 25: 30).

Il faut bien remarquer que c’était un serviteur, celui qui était mis à part pour servir, celui qui faisait partie de la maison, celui qui avait reçu des talents et qui devait attendre « longtemps après », le retour de son maître. Malgré tous ces avantages, il est jeté « dans les ténèbres du dehors ». Il n’est plus sauvé, il est perdu, car il n’a pas fait ce que avait été prévu par le maître.

·         « Il a préparé des œuvres d’avance pour que nous les pratiquions ».

·         Jacques 2: 15/16: «  Si un frère ou une sœur sont nus et manquent de la nourriture de chaque jour, 16 et que l’un d’entre vous leur dise: Allez en paix, chauffez-vous et vous rassasiez ! Et que vous ne leur donniez pas ce qui est nécessaire au corps, à quoi cela sert-il ? ».

DEVENEZ LE PROCHAIN DE VOTRE PROCHAIN

Va et toi fais de même !

·         Luc 10: 25/37: « Un docteur de la loi se leva, et dit à Jésus, pour l’éprouver: Maître, que dois-je faire pour hériter la vie éternelle ? 26 Jésus lui dit: Qu’est-il écrit dans la loi ? Qu’y lis-tu ? 27 Il répondit: Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force, et de toute ta pensée; et ton prochain comme toi-même. 28 Tu as bien répondu, lui dit Jésus; fais cela, et tu vivras. 29 Mais lui, voulant se justifier, dit à Jésus: Et qui est mon prochain ? 30 Jésus reprit la parole, et dit: Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho. Il tomba au milieu des brigands, qui le dépouillèrent, le chargèrent de coups, et s’en allèrent, le laissant à demi mort. 31 Un sacrificateur, qui par hasard descendait par le même chemin, ayant vu cet homme, passa outre. 32 Un Lévite, qui arriva aussi dans ce lieu, l’ayant vu, passa outre. 33 Mais un Samaritain, qui voyageait, étant venu là, fut ému de compassion lorsqu’il le vit. 34 Il s’approcha, et banda ses plaies, en y versant de l’huile et du vin; puis il le mit sur sa propre monture, le conduisit à une hôtellerie, et prit soin de lui. 35 Le lendemain, il tira deux deniers, les donna à l’hôte, et dit: Aie soin de lui, et ce que tu dépenseras de plus, je te le rendrai à mon retour. 36 Lequel de ces trois te semble avoir été le prochain de celui qui était tombé au milieu des brigands ? 37 C’est celui qui a exercé la miséricorde envers lui, répondit le docteur de la loi. Et Jésus lui dit: Va, et toi, fais de même ».

Juste une remarque au passage, les « religieux », à savoir le Lévite et le sacrificateur vont « voir » cet homme mais ne vont pas s’arrêter. Ils « voient sans voir ». C’est le drame de  nombre de chrétiens et d’églises aujourd’hui, quelques soient leur confessions, même si celles-ci sont doctrinalement justes ! Les doctrines samaritaines n’étaient pas très catholiques. Mais ce n’est pas ce qui comptait dans la situation que Jésus expose.

·         « Et qui est mon prochain ? ».

·         « le prochain c’est celui qui a exercé la miséricorde envers lui ».

La réponse de Jésus est stupéfiante. En d’autres termes, Il ne dit pas que le prochain c’est l’infortuné qui était tombé au milieu des brigands, cela tout le monde le sait. Mais que le docteur de la loi devait devenir le « prochain du prochain » !

·         « Es-tu le prochain de ton prochain ? ».

La loi de Moïse leur a donné de « voir sans voir », elle n’a pas touché les profondeurs du cœur, ni changé leur regard. Leur paroles des sacrificateurs et des scribes sont fermes, mais leurs mains sont molles… Ils pèchent par omission pour non-assistance à personne en danger. Leur efficacité est celle des derviches tourneurs, c’est beau à voir, mais ça ne sert à rien, et en finale ça vous donne le tournis…

Mais le « samaritain » a fait intervenir une autre loi, celle du cœur, de la compassion, de l’amour. Il est pris en flagrant délit de solidarité. Nous devinons en filigrane l’identité de celui qui se cache derrière le samaritain: Jésus Lui-même. Du reste Jésus a-t-Il le don des guérisons ? Oui ! Lui impose-t-il les mains ? Les plaies se referment-elles instantanément d’un seul coup par miracle ? Demande-t-il au docteur de la loi de faire cela ? Non ! L’a-t-Il guéri et rétabli d’un coup de baguette magique en son Nom ? Jésus est venu avec une loi d’humanité, très concrète, avec un autre regard. Oui, le Mal existe, et ce n’est pas une vue de l’esprit, et les deux religieux n’ont pas voulu le voir. C’est comme si ils disaient: « le Mal n’existe pas » ! Nier l’existence de Dieu, c’est aussi dire que le Mal n’existe pas non plus. Mais dire que le Mal n’existe pas, c’est déclarer que Dieu non plus n’existe pas. Croyez-moi ou pas, j’en ai entendu des religieux philosophes proclamer cela et en faire une doctrine !

·         Matthieu 25: 40: « Et le roi leur répondra: Je vous le dis en vérité, toutes les fois que vous avez fait ces choses à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à Moi que vous les avez faites ».

 

·         Verset 43 : « J’étais étranger, et vous ne m’avez pas recueilli; J’étais nu, et vous ne m’avez pas vêtu; J’étais malade et en prison, et vous ne m’avez pas visité ».

Et là, Jésus s’adresse à ceux qui ne l’ont pas fait, ce n’est pas le mot « frère » qui est employé, mais seulement: « l’un de ces plus petits ». Lorsque nous faisons ces choses à l’égard de ceux qui ont faim, soif, nu ou en prison, ou étrangers, nous les faisons à des hommes et des femmes que Jésus appelle « frères, » ils le seront devenus, touchés par ces actes de compassion. Si on ne le fait pas, ces « plus petits » resteront « plus petits », et ils ne deviendront jamais « frères »…

·         « Et Il leur répondra: Je vous le dis en vérité, toutes les fois que vous n’avez pas fait ces choses à l’un de ces plus petits, c’est à Moi que vous ne les avez pas faites. 46 Et ceux-ci iront au châtiment éternel, mais les justes à la vie éternelle ».

 

·         « Sois comme une présence consciente de Jésus au milieu de tant de détresses » (Baudoin, roi des Belges, dans une lettre à un de ses amis).

Nous le retrouvons ce mot « juste », justifié par les œuvres et non par la foi seulement. La foi sans les œuvres est morte (Jacques 2: 26). Si sa foi est morte, il n’y a plus de foi, donc plus de Salut. J’espère que ces mots « prochain » ou « frère » sont compris. L’un est l’autre ne dépendent pas de ce que sont les autres, mais de ce que nous sommes, de ce que nous faisons pour Lui, pour eux.

Il est question d’œuvres que Dieu a préparées d’avance afin que nous les pratiquions. Mais quelles œuvres ? Elles sont nombreuses et diverses. Car nous sommes le Corps de Christ. Nous sommes les bras, les jambes, le Corps de Jésus glorifié. Lui, Il est la Tête, et nous sommes sur la terre pour continuer l’œuvre qu’Il a commencé pendant ses trois années de ministère.

·         Colossiens 1: 24 : « Je me réjouis maintenant dans mes souffrances pour vous; et ce qui manque aux souffrances de Christ, je l’achève en ma chair, pour son Corps, qui est l’Eglise ».

Paul dit : « J’achève en mon corps ce qui manque aux souffrances de Christ » ! Mais, Jésus n’a-t-Il pas déjà tout achevé, tout accompli ? Si, bien sûr ?

Alors, que voulait-il dire par là ? Qu’il manque encore beaucoup d’âmes dans son Royaume et que chacun pour notre part nous devrions faire en sorte que ceux qui manquent à son Royaume puissent y entrer, et cela demande un engagement, du courage, de bonnes dispositions, de la consécration, de l’énergie, et une identification à Christ, une communion avec Lui… En d’autres termes, Paul dit qu’il s’est investi dans sa condition humaine, et que tant qu’il sera sur terre (« en ma chair »), malgré les souffrances et les périls, il fera en sorte que tous ceux et celles qui doivent être atteint par l’Evangile de son vivant, le soient de fait.

Vous comprenez alors qu’il en est encore beaucoup qui manquent aux souffrances de Christ, Il a payé pour le Salut de vos amis, de vos parents, de votre famille, de vos voisins, de vos collègues de travail, etc. Tant qu’ils ne seront pas venus ils manqueront aux souffrances de Christ. Faudrait-il que Jésus-Christ ait souffert en vain ?

·         « Tout ce que ta main trouve à faire, fais-le ! » (Ecclésiaste 9: 10).

Qu’a-t-Il fait ? Que dit-Il ?

·         Jean 14: 12: « En vérité, en vérité, Je vous le dis, celui qui croit en Moi fera aussi les œuvres que Je fais, et il en fera de plus grandes, parce que Je m’en vais au Père ».

Que faut-il entendre par ces « œuvres semblables à celles du Sauveur », et même « plus grandes », que feront ceux qui auront cru en lui ?

LEVONS UN GROS MALENTENDU

D’aucuns affirment que les « œuvres » dont Jésus parle ne concernent que les « miracles et les guérisons », et ils se focalisent là-dessus et rien d’autre. Non ! Ce n’est pas ce à quoi Jésus fait principalement allusion, mais à tout son état d’esprit et comportement, Il n’était pas de ceux qui « voient sans voir » comme dit précédemment, mais, Il agissait concrètement.

Le malentendu serait de croire que tel ou tel prédicateur aurait un pouvoir surnaturel en lui-même et pourrait accomplir des guérisons ou des miracles à la demande, sans l’état d’esprit de Christ. Or, Jésus ne veut pas dire que les œuvres de ses disciples, après son départ, seraient plus puissantes que les siennes, mais qu’elles auraient un plus grand impact. Elles seront plus nombreuses, mais jamais elles ne dépasseront la qualité de celles du Seigneur. Jésus parle de quantité, et non pas de qualité. Le serviteur ne peut pas être au-dessus du Maitre, mais comme son Maître.

Le livre des Actes en témoigne. Nous y lisons que les apôtres ont attestent de guérisons semblables à ceux du Sauveur. Mais nous y trouvons aussi des miracles plus grands encore - par exemple la conversion de 3000 Juifs et prosélytes le jour de la Pentecôte, grâce à la venue de l’Esprit. Et que dire des résultats du ministère de Paul ? Vingt ans seulement après l’élévation du Seigneur, on accusait l’apôtre et ses compagnons d’avoir bouleversé rien moins que « la terre habitée » (Actes 17: 6) !

Le Seigneur a lui-même montré qu’il est plus grand de sauver des âmes que de guérir des corps:

·         « Qu’est-ce qui est le plus facile, de dire au paralysé: tes péchés sont pardonnés, ou de dire: Lève-toi, prends ton brancard, et marche ? » (Marc 2: 9).

Le Seigneur opère aujourd’hui par ses serviteurs des œuvres qui sont plus grandes que les miracles qu’Il faisait jadis en guérissant les malades, parce qu’elles apportent non seulement le pardon, mais aussi la réconciliation avec Dieu, ce qui était impossible avant le sacrifice de Jésus Christ.

Ces œuvres sont aussi plus grandes parce que plus durables, leurs effets ont des conséquences spirituelles éternelles: celui qui croit « a la vie éternelle et ne vient pas en jugement; mais il est passé de la mort à la vie » (Jean 5: 24), alors que Lazare, et d’autres, que Jésus a ressuscité d’entre les morts, ont dû mourir une seconde fois.

Ces œuvres sont enfin plus grandes parce leur portée est beaucoup plus large: la prédication de l’Évangile n’est plus restreinte à une seule nation. Le Seigneur a été envoyé aux brebis perdues de la maison d’Israël (Matthieu 15: 24). Il envoie ses disciples répandre l’Évangile en dehors d’Israël, dans le monde entier (Matthieu 28: 19). À travers eux, ses œuvres se multiplient (Marc 16: 20) !

Qu’a-t-Il fait ? Des guérisons, des résurrections, etc. Il est inutile que nous en parlions, nous le savons. Il se peut que cela ait été pour un peu de temps notre seul objectif glorieux et il faut que cela revienne, et cela reviendra si « nous ne négligeons pas le reste » ?

Qu’a-t-Il fait ? Il a multiplié les pains et les poissons, et Il a dit:

·         « Donnez-leur vous-mêmes à manger ! » (Marc 14: 16).

Qu’a-t-Il fait ? Il a mis le comble à son Amour (Jean 13: 11).

Il a ôté ses magnifiques vêtements, sa tunique sans couture, et Il a revêtu des habits de domestique, ensuite, Lui, le Maître et le Seigneur s’est penché pour laver les pieds de ses apôtres… Il a mis le comble à son Amour pour eux en se faisant l’esclave de tous. Après sa résurrection, Lui, l’inconnu sur le bord du lac de Génésareth, où se trouvent sept de ses apôtres, découragés, qui ont repris leur métier de pêcheurs de poissons, prend la parole, en leur dit:

·         « Enfants, n’avez-vous rien à manger ? » (Jean 21: 15).

Il souffre pour eux, Il a faim avec eux, Lui, le Christ glorifié. Puis, alors qu’ils ont travaillé toute la nuit sans rien prendre, épuisés, sans nourriture, Il leur dit (verset 6):

·         « jetez le filet du côté droit de la barque, et vous trouverez.. ».

Quand ils arrivent au bord du lac, ils trouvent des charbons ardents allumés, du poisson dessus et du pain. Qui a allumé ce feu, qui a placé les poissons dessus, qui a apporté le pain ? C’est Jésus. Pour qui l’at-Il fait ? Pour des apôtres découragés. C’est le premier remède, ils ont faim, il faut qu’ils mangent. Jésus prit le pain et le leur donna. Il fît de même avec les poissons. Jésus les sert. C’est terriblement matériel, physique, humain.

·         « Celui qui croit en Moi fera les œuvres que Je fais ».

Après qu’ils eurent mangé, Jésus a attendu patiemment, alors, Il parle avec Pierre qui l’avait renié. C’est Jésus qui, dans son Amour va vers lui:

·         « Aimez-vous les uns les autres comme Je vous ai aimés ».

Après une jeunesse mouvementée, Dorothy Day s’est convertie et est devenue une personnalité du monde catholique des plus marquantes aux U.S.A. Voici ce qu’elle a pu déclarer:

·         « L’esprit du don est la meilleure réponse aux forces du mal dans le monde d’aujourd’hui ».

JESUS EST DERRIERE TOUTES CES SITUATIONS

Quelles œuvres ? Celles qui sont faites par Jésus-Christ, celles aussi qu’Il énumère dans Matthieu 25: 35/36:

·         « J’ai eu faim et vous m’avez donné à manger, J’ai eu soif et vous m’avez donné à boire, J’étais étranger et vous m’avez recueilli, J’étais nu et vous m’avez vêtu, J’étais malade et vous m’avez visité, J’étais en prison et vous êtes venu vers Moi ».

Jésus est DERRIERE toutes ces situations qui se présentent DEVANT nous, Il nous y attend et nous a donc devancés. Aucunes de ces situations ne sont donc insolubles puisqu’Il est déjà là, derrière celui qui a faim, soif, étranger, en prison, nu, etc. Voulez-vous « voir » Jésus ? Jésus nous précède en toutes situations quelles qu’elles soient… c’est là que vous Le verrez !

·         Marc 16: 7: « Mais allez dire à ses disciples et à Pierre qu’Il vous précède en Galilée: c’est que vous Le verrez, comme Il vous l’a dit ».

Jésus fait un avec eux qui souffrent. Tout ce que nous faisons pour l’un des plus petits d’entre nos frères, c’est à Lui que nous le faisons. Jésus dit:

·         « Celui qui croira pas sera condamné ».

Sans la foi nous sommes condamnés. Faisons tout pour sauver notre foi ! Bien heureux ceux qui ont aimé leur Sauveur à travers tous ceux qui souffrent. Jésus est avec ceux qui souffrent. Il vit en eux, Il souffre avec eux. Et ils attendent le secours de vos bras, l’amour de votre cœur, le don de vous-mêmes (Galates 4: 7). Ce qui a de la valeur en Christ, c’est

·         « la foi qui se montre agissante par l’amour ».

Certes les situations rencontrées de faim de soif de nudité etc. sont  à prendre au sens littéral, mais aussi et surtout sur le plan spirituel…

« J’ai eu faim »

Selon le prophète Amos, le Seigneur l’Eternel dit qu’Il enverra:

·         « la famine dans le pays, non pas la disette de pain ou la soif d’eau, mais la faim et la soif d’entendre la Parole de l’Eternel… Ils seront alors errants d’une mer à l’autre, du septentrion à l’orient, ils iront çà et là pour chercher la Parole de l’Eternel, et ils ne la trouveront pas ! » (Amos 8, versets 11/12).

Combien de nos jours les hommes veulent entendre cette Parole, non sur Dieu, mais de Dieu, ils ont faim de la Parole de Dieu. Pas de discours à rallonge, ni de bondieuseries, mais ce que Dieu a à leur dire. Ne décevons pas Jésus qui a faim derrière toutes ces personnes, innombrables qui cherchent le pain de la Parole de Dieu. Jésus veut par vous multiplier les pains et nourrir les foules, changer les pierres en pain. Il a résisté au diable pour que vous et moi puissions nourrir le monde. Paul disait à Timothée:

·         « tu as été nourri des bonnes paroles de la foi ».

Jésus a faim de nourrir les âmes de les rassasier… Il dit encore à chacun de nous:

·         « donnez-leur vous-mêmes à manger ».

« J’ai eu soif »

Sur la croix nous retrouvons Jésus qui exprime sa soif, Il a demandé à boire. On lui a amené une éponge remplie de vinaigre. Combien ont soif de la vérité, de l’eau de la vie, qui lave, qui rafraîchit, désaltère, purifie… et on leur a donné du « vinaigre » ! Alors que nous pouvons leur donner le « vin nouveau » de la joie. Jésus dit:

·         « Celui qui boira de l’eau que Je lui donnerai n’aura jamais soif… une source d’eau vive coulera de son sein… ».

Quelle est cette « eau » ? Pas une vulgaire « flotte », cette « eau », c’est le vin nouveau !

« J’étais étranger »

« Etranger » vient de « étrange ». Les choses de Dieu sont étranges. Jésus est souvent Lui-même étrange, énigmatique, rien n’est normal, tout est paradoxal. Accueillir l’Etrange au Nom de Jésus dans le pays de Voltaire… Si vous voulez trouver quelque chose de raisonnable au milieu des chrétiens, vous serez surpris pas le nombre d’étrangetés, des choses qui risquent de vous choquer, de vous dépasser, qui vous échappent. Mais la vie n’est-elle pas étrange en elle-même ? Le monde animal et végétal est aussi étrange. Un étranger, c’est quelqu’un qui a une autre façon de s’habiller, de parler, de manger, de vivre, des coutumes parfois incompréhensibles… Ne pas l’accueillir, le recevoir, alors, qu’en sera-t-il quand:

·         « Dieu se lèvera pour accomplir son Œuvre Etrange et son travail extraordinaire » ? (cf. Esaïe 28: 21).

Hélas, la plupart de nos contemporains sont devenus « étrangers » aux choses de Dieu… avant notre conversion, nous étions « étrangers aux alliances » (cf. Ephésiens 2: 12). Le drame des églises aujourd’hui est qu’elles veulent passer pour raisonnables, et rejettent le surnaturel. Ils ne croient plus aux miracles et ils n’en voient plus. Jésus est mis à la porte des Eglises, mais Il dit:

·         « Voici Je me tiens à la porte et Je frappe… ».

Y-a-t-Il quelqu’un pour répondre, ouvrir, et L’inviter ? Même ses parents Joseph et Marie l’ont traité de fou (cf. Marc 3: 21). Il était étranger parmi les siens.

·         « La Lumière est venue chez les siens et les siens ne l’ont pas reconnu » !

Notez quand même que dans la Bible il est fait mention de récits des plus « étranges ». Le Dieu absolu de tout l’Univers se révèle dans un buisson ardent qui ne se consume pas à Moïse ! Faut-il parler de son bâton qui s’est transformé en être vivant, un serpent, ou qui a ouvert la Mer Rouge ? Ou, sur le mont Hermon, du visage de Jésus qui rayonnait comme le soleil dans toute sa force, ou du fait que Jésus a marché sur l’eau… Bref, la Bible fourmille de faits réellement étranges. Bref, l’Eglise se redynamisera quand elle pourra encore dire « Aujourd’hui nous avons vu des choses étranges ! » (cf. Luc 5: 26).

« J’étais nu »

Nous voulons aider tous ceux qui sont dépourvu de protection spirituelle, car ils sont vulnérables aux agressions de la vie et des ténèbres. Dans Job, il est question de ceux qui sont nus et n’ont pas de couverture au sens littéral comme au figuré.

·         Job 24: 5/12: « 5 Et voici, comme les ânes sauvages du désert, ils sortent le matin pour chercher de la nourriture, ils n’ont que le désert pour trouver le pain de leurs enfants; 6 ils coupent le fourrage qui reste dans les champs, ils grappillent dans la vigne de l’impie; 7 ils passent la nuit dans la nudité, sans vêtement, sans couverture contre le froid; 8 ils sont percés par la pluie des montagnes, et ils embrassent les rochers comme unique refuge. 9 On arrache l’orphelin à la mamelle, on prend des gages sur le pauvre. 10 Ils vont tout nus, sans vêtement, ils sont affamés, et ils portent les gerbes; 11 dans les enclos de l’impie ils font de l’huile, ils foulent le pressoir, et ils ont soif; 12 dans les villes s’exhalent les soupirs des mourants, l’âme des blessés jette des cris … Et Dieu ne prend pas garde à ces infamies ! ».

Les hommes d’aujourd’hui ont besoin de voir des pasteurs qui protègent leurs brebis, en prennent soin. Nombreux sont ceux et celles qui ont besoin de revêtir les :

·         « vêtements du Salut » (Apocalypse 4: 4; Luc 24: 49),

·         le « manteau de la Justice »,

·         d’un vêtement appelé: « entrailles de miséricorde »,

·         ou bien de la « parure d’un esprit doux et paisible », etc. ?

·         L’Evangile, c’est-à-dire un « christianisme pratique », les couvrira de tuniques de « fin lin » que sont les œuvres justes des saints (cf. Apocalypse 19: 8).

Lorsque le démoniaque a été délivré, il nous est rapporté qu’il était :

·         « assis, vêtu et dans son bon sens » (Marc 5: 15).

D’où provenaient les vêtements qu’il portait maintenant ? De Jésus et de la troupe de ses disciples.

·         « Faute de vision le peuple périt », littéralement le peuple est « nu ».

Il s’agit de « vision rédemptrice ». Sans elle l’homme est nu, honteux, dépourvu.

·         Esaïe 61: 10 : « … Je me réjouirai en l’Eternel, mon âme sera ravie d’allégresse en mon Dieu; car Il m’a revêtu des vêtements du salut, Il m’a couvert du manteau de la délivrance, comme le fiancé s’orne d’un diadème, comme la fiancée se pare de ses joyaux ».

Noé s’est retrouvé nu, mais ses fils Sem et Japhet sont rentrés dans sa tente et l’ont recouvert avec un manteau. Ils ont couvert la nudité de leur père…

« J’étais malade »

Jésus est malade… de vous voir malades ! L’Eglise n’est pas un club de saints, mais un hôpital pour les malades. Les malades ne doivent pas rester malades. Car derrière chacune de ces situations, il y a Christ. Il est déjà là pour les guérir. Drôle de conception de la guérison. C’est étrange et pourtant, c’est bien de cela qu’il s’agit. Mais si nous ne les visitons pas cela de ne fera pas. Pierre avait sans doute compris cela et quand il a visité Enée couché depuis 8 ans sans que rien n’y fasses, il a eu révélation et discernant Jésus, il lui a dit:

·         « Enée, Jésus-Christ te guérit ! ».

L’homme s’est levé, et sa guérison a conduit toute la contrée à se convertir.

Soyez en certains, il y a une maladie que nous devons considérer, Jésus Lui-même est atteint… Il n’en guérira jamais … !!!

·         « Je suis malade d’amour ! » (Cantiques des cantiques 2: 5),

… dit-Il dans le Cantiques des cantiques ! Par conséquent, Il continuera de guérir les malades, à condition que nous allions vers eux.

« J’étais en prison »

Si nous connaissons un « prisonnier », allons le libérer, pour le faire sortir de la prison de l’ignorance. Paul disait:

·         « Il a plu à Dieu de révéler en moi son Fils ! » (cf. Galates 1: 16).

Bien entendu nous ne parlons pas des prisonniers de droit commun en France, quoi qu’il faille aussi faire des efforts pour les atteindre également… Mais des prisons bien plus terribles dans lesquelles les hommes sont enfermés, tels d’horribles cachots. Les prisons du cœur, intérieures. Prisonniers d’obsessions, de négativité, de dépressions, d’angoisses, de nostalgie… de passions contre nature… prisonniers d’un mauvais caractère, de l’esprit de colère, d’une mentalité de pauvreté, d’apitoiement de soi, ce sont des chaînes d’acier, des verrous de bronze, de barreaux de fer, qui vous tiennent captifs. Vous êtes enfermés sur vous-mêmes dans de mauvais raisonnements et dans l’orgueil, Il peut vous libérer et nous venons à vous pour le faire… Car Jésus a été tenté en toutes choses et Il a déjà vaincu tout cela. Jésus connaît ces prisons de l’intérieur et Il est le meilleur des psychiatres, car Il est le psychiatre de psychiatres…

·         Psaume 142: 7: « Tire mon âme de sa prison, afin que je célèbre ton Nom ! Les justes viendront m’entourer, quand Tu m’auras fait du bien ».

Une femme sans ressources et sans abri s’est adressée à un pasteur. Celui-ci un peu pris au dépourvu, répondit: « Je prierai pour vous ». Plus tard, cette femme écrivit ce poème:

J’avais faim et vous avez créé un groupe humanitaire pour parler de mes difficultés, et vous vous êtes retirés pour prier pour moi dans votre chapelle.

J’étais nue, et vous vous êtes demandé en vous-mêmes si on pouvait me faire confiance vu mon apparence.

J’étais malade, et vous vous êtes agenouillée et vous avez remercié Dieu pour la santé qu’Il vous donne…

J’étais à la rue, et vous m’avez exhortée à me réfugier sous la garde du Très Haut.

J’étais abandonnée de tous, et vous m’avez laissée seule pour prier pour moi. Vous semblez si consacrés, si proches de Dieu, mais j’ai toujours faim et froid, je me sens si seule et abandonnée de tous !

Personnalité préférée des français avant sa mort, l’abbé Pierre disait:

·         « il ne suffit pas d’être croyant… il faut être croyable ».

LE SALUT EST IL VIVANT… SI LA FOI EST MORTE ?

Oui la foi sans les œuvres est morte. Il faut que tout un chacun et collectivement nous mettions notre foi en action. Il faut que le monde voit nos œuvres, celles qui ont été préparées d’avance par notre Seigneur.

L’Amour est l’accomplissement de la loi (Romains 13: 10).

·         Jean 14: 23/24: « Jésus lui répondit: Si quelqu’un M’aime, il gardera (dans le sens d’agir concrètement, de faire les œuvres préparées d’avance) ma Parole, et mon Père l’aimera; nous viendrons à lui, et nous ferons notre demeure chez lui. 24 Celui qui ne m’aime pas ne garde point mes paroles. Et la Parole que vous entendez n’est pas de Moi, mais du Père qui m’a envoyé.».

Notez bien que c’est la clé du vrai surnaturel:

·         « mon Père et Moi viendront faire notre demeure chez lui ».

A ces versets on peut en ajouter un autre, Jean 15: 9:

·         « Comme le Père m’a aimé, Je vous ai aussi aimés. Demeurez dans mon amour ».

Donc le signe qui nous aimons Jésus, c’est que nous gardons ses commandements. Garder, c’est-à-dire mettre en pratique. Et voici son commandement :

·         « C’est ici mon commandement: aimez-vous les uns les autres, comme Je vous ai aimé. Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. Vous êtes mes amis, si vous faites ce que Je vous commande ».

L’Amour de Christ, c’est pour que nous vivions la vie qu’Il nous a donnée. C’est Lui qui nous a choisis pour son service.

·         Jean 15: 16: « Ce n’est pas vous qui m’avez choisi; mais Moi, Je vous ai choisis, et Je vous ai établis, afin que vous alliez, et que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure, afin que ce que vous demanderez au Père en mon Nom, Il vous le donne.».

C’est ce que Jésus précise avec force, au verset 2 du chapitre 15:

·         « Tout sarment qui est en Moi et qui ne porte pas de fruit, Il le retranche; et tout sarment qui porte du fruit, Il l’émonde, afin qu’il porte encore plus de fruit ».

Et verset 8:

·         « Si vous portez beaucoup de fruit, c’est ainsi que mon Père sera glorifié, et que vous serez mes disciples ».

Mais revenons aux œuvres, aux fruits. Jésus dit dans Matthieu 5: 13:

·         « vous êtes la lumière du monde ».

 

·         Versets 15/16: «… et on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau, mais on la met sur le chandelier, et elle éclaire tous ceux qui sont dans la maison. 16 Que votre lumière luise ainsi devant les hommes, afin qu’ils voient vos bonnes œuvres, et qu’ils glorifient votre Père qui est dans les cieux ».

Ce qu’il faut retenir, c’est surtout « qu’ils voient ». Le monde de nos jours désire voir, il entend beaucoup de discours, mais ce n’est que rarement ou jamais qu’il voit l’amour des chrétiens, et de Dieu à travers les chrétiens, l’amour, non pas des paroles, mais l’amour de Dieu en action, l’amour de l’église qui est son Corps, l’amour des témoins. Les œuvres qu’Il a préparées d’avance… dans l’épître de Tite, que l’on peut appeler « l’épître des bonnes œuvres », il en est beaucoup question (2/5).

·         «  Te montrant toi-même à tous égards un modèle de bonnes œuvres ».

Tite devait être un modèle. Au verset 14:

·         « … Notre Sauveur Jésus-Christ, qui s’est donné Lui-même pour nous, afin de nous racheter de toute iniquité, et de se faire un peuple qui Lui appartienne, purifié par Lui, et zélé pour les bonnes œuvres ».

Voilà ce qu’Il désire, voilà la raison pour laquelle Il s’est donné Lui-même, c’est pour se faire un peuple « zélé pour les bonnes œuvres ».

·         Tite 3: 1: «  rappelle leur d’être soumis aux magistrats et aux autorités, d’obéir, d’être prêts à tout bonne œuvre ».

·         Et au verset 8: « Cette Parole est certains et je veux que tu affirmes ces choses, afin que ceux qui ont cru en Dieu s’appliquent à pratiquer de bonnes œuvres. Voilà ce qui est bon et utile aux hommes ».

La foi qui conduit aux bonnes œuvres !

·         Verset 14: « Il faut que les nôtres aussi apprennent à pratiquer de bonnes œuvres, pour subvenir aux besoins pressants, afin qu’ils ne soient pas sans produire de fruits » (le fruit, ce sont nos bonnes œuvres).

Les nôtres, c’est dans l’épître de Tite, mais ce sont ceux qui nous sont donnés en partage. Ce sont nos frères, et nos sœurs, de nos assemblées, qui viennent aux réunions pour adorer Jésus, pour Le servir, pour L’aimer, pour prendre de nouvelles forces à son contact, pour recharger leurs batteries spirituelles, afin de pouvoir servir. Il faut que les nôtres apprennent à  pratiquer de bonnes œuvres.

LA FOI SAUVEE… PAR LES ŒUVRES !!!

Attention au serviteur inutile, à celui auquel il a été donné et qui, dans son égoïsme, garde tout pour lui. Attention, attention, car il peut perdre sa foi, car la foi sans les œuvres est morte. L’erreur des détracteurs de Jacques était de dissocier la foi des œuvres. Or, l’une et l’autre sont intrinsèquement liées. Nous ne sommes donc pas sauvés par les œuvres, mais par la foi. Cependant, cette foi qui amène le Salut, elle, ne peut vivre que par les œuvres. Nous sommes sauvés pour servir.

Dans Esaïe 68, il est dit:

·         « partage ton pain avec celui qui a faim ».

La faim, le ventre, notre corps, tout cela a une grande place dans notre vie, car nous ne sommes pas qu’esprit, mais corps âme et esprit. Dans le livre de la Genèse, chapitre 2 verset 7, il est dit que Dieu fait de Ses Mains le corps, puis Il souffla dans les narines d’Adam un souffle de vie, et celui-ci devînt un être vivant, corps âme et esprit. Dans 1Thessaloniciens 5: 23, nous trouvons aussi la mention de l’être tout entier qui doit être trouvé irrépréhensible.

Le Diable le sait, alors, il attaque. Dans le jardin d’Eden, il dit à Eve: « Mange ». Dans le désert, à la fin du jeune de 40 jours, il dit à Jésus qui avait faim: « transforme ces pierres en pain ». C’est certainement pour cela que Celui qui veille, notre Père, notre Dieu, a envoyé à Elie, découragé, un ange, qui le touche et lui dit:

·         « Lève-toi, mange ».

Il regarda et il y avait à son chevet un gâteau cuit sur des pierres chauffées, et une cruche d’eau. Il mangea et but, puis se recoucha. L’Ange de l’Eternel vient une seconde fois, le toucha et dit:

·         « Lève-toi, mange, car le chemin est trop long pour toi ».

Il se leva, mangea et but, et avec la force que lui donna cette nourriture, il marcha 40 jours et quarante nuits ! Le Diable qui avait découragé Elie, est vaincu par deux simples repas offerts par Dieu. Quel exemple:

·         « Partage ton pain avec celui qui a faim » (1Rois 17: 5/7).

Le Diable commence toujours par le corps, c’est pour cela que nous ne devons pas lui laisser le champ libre. Il nous faut contrer l’Ennemi, dans tous les domaines, celui du corps, nous ne devons pas l’oublier. Dans la parabole du Samaritain, nous constatons que les gens religieux, lévite et sacrificateur, n’ont pas le temps de s’occuper du blessé du chemin. Ils ne voulaient pas voir les choses en face, ils niaient l’évidence. Seul le Samaritain s’est arrêté pour secourir. Il a donné tout ce qu’il avait, il a fait tout ce qu’il pouvait. Alors Jésus a dit au religieux, au docteur de la loi, à celui qui a étudié la Parole de Dieu:

·         « Va et toi, fais de même » (Luc 10: 37).

Cela a une résonnance particulière, quand on pense que la loi dit:

·         « Tu aimeras ton prochain comme toi-même ».

Que dire en revenant à notre question du début: « Sauvé par la foi ou par les œuvres ? ».

Certes, sauvé par la foi… MAISla foi est sauvée par les œuvres ! D’autant qu’il est écrit:

·         « Le salaire du péché c’est la mort » (Romains 6: 23),

Et dans l’épître de Jacques 4: 17:

·         « Celui qui sait faire le bien et qui ne le fait pas commet un péché ».

Certes, n’importe qui peut faire du bien, les athées, les croyants de différentes religions, les bouddhistes, etc. mais n’importe qui ne peut pas faire LE BIEN, c’est à dire faire exactement ce que Dieu a préparé d’avance pour eux. Ce sont « les œuvres justes des saints »… Depuis que nous sommes sauvés, nous avons été rendus capables de faire Le Bien, de partager les bonnes œuvres que Dieu a préparées d’avance. Si nous ne le faisons pas, nous rejetons la Parole de Dieu, et nous méritons l’Enfer ! Comme un corps sans esprit est mort, ainsi, la foi sans les œuvres est morte. La foi est semblable à un cadavre, un corps mort. C’est l’Esprit-Saint dans notre esprit qui nous révèle et nous conduit vers ce que Dieu a prévu. L’esprit produit les œuvres.

MAIS QUELQU’UN A OUBLIE …

Un petit garçon qui vivait dans le quartier le plus pauvre d’une grande ville se rendit à une réunion d’évangélisation, et accepta le Seigneur. Peu de temps après, quelqu’un essaya d’ébranler sa foi, en lui posant des questions embarrassantes:

·         « Si Dieu t’aime vraiment, pourquoi Dieu n’at-Il pas envoyé quelqu’un pour prendre soin de toi ? Pourquoi n-a-t-Il pas dit à quelqu’un de t’envoyer une meilleure paire de souliers ? ».

L’enfant réfléchit pendant un instant, puis, il dit, les larmes aux yeux: 

·         « Je crois qu’Il l’a dit à quelqu’un, mais ce quelqu’un a oublié ! ».

S’il est vrai que la première mission du chrétien est de prêcher l’Evangile et de faire connaître aux autres le Salut qui est en Jésus-Christ, j’ai bien peur que certains se retranchent derrière cela pour échapper à cette autre responsabilité, qui consiste à donner généreusement. Il nous faut garder un équilibre spirituel, et ne pas oublier de pratiquer Le Bien envers tous (Jacques 2: 18).

Si les infidèles qui ne connaissent pas le Seigneur sont si préoccupés par les besoins de leurs prochains, combien ne devrions-nous pas, nous qui jouissons de l’Amour de Dieu, désirer combler les besoins des autres. Nous qui avons connus la Grâce salvatrice du Seigneur, nous devrions plus que tous les autres, avoir compassion des infortunés, chercher à soulager leurs souffrances, et alléger leurs fardeaux, surtout quand il s’agit de nos frères en la foi (cf. Galates 1: 6).

Dans le livre des Proverbes au chapitre 3, verset 27/28, nous trouvons l’exhortation suivante:

·         « ne refuse pas un bienfait à celui qui y a droit, quand tu as le pouvoir de l’accorder. Ne dis pas à ton prochain: va et reviens, demain je te donnerai, quand tu as de quoi donner ».

Quand Dieu vous met une personne nécessiteuse à cœur, et qu’il y a quelque chose que vous devriez faire pour elle, et que vous êtes en mesure de le faire, qu’’elle n’ait pas à dire à ton sujet: « quelqu’un  a oublié ».

L’Ecriture dit:

Hébreux 13: 15/16: « Par Lui, offrons sans cesse à Dieu un sacrifice de louange, c’est-à-dire le fruit de lèvres qui confessent son Nom. 16 Et n’oubliez pas la bienfaisance et la libéralité, car c’est à de tels sacrifices que Dieu prend plaisir… et n’oubliez pas la bienfaisance et la libéralité » (Hébreux 13: 16).

Il est vrai que l’on a grand soin de la première partie de l’exhortation, à savoir offrir un sacrifice de louange, le fruit de lèvres qui confessent son Nom. De semaines en semaines nous entendons: « allons offrir un sacrifice de louange », c’est beau, certes, mais déjà on a oublié le sans cesse et non pas le dimanche seulement ! Puis la deuxième exhortation « n’oubliez pas la bienfaisance et la libéralité ». C’est le deuxième sacrifice.

Un groupe de touristes chrétiens visitaient la Corée avec un missionnaire comme interprète. Un jour ils aperçurent dans un champ, en bordure de la route, une charrue tirée par un jeune garçon, et un vieillard tenant les manches du garçon. Tous de photographier ce tableau pittoresque et de poser des questions au missionnaire. Celui-ci répondit :

·         « Je connais très bien ces gens, c’est la famille de Chi-Nou. Quand on construisit l’église, lui et les siens désiraient de tout leur cœur faire un don; mais ils n’avaient pas d’argent. Alors ils ont vendu leur unique bœuf, et ils ont donné tout le prix. Maintenant, ils tirent eux-mêmes leur charrue ».

Un des voyageurs s’exclama :

·         « cela a été pour eux un pénible sacrifice ! ».

 

·         « Ils ne disent pas cela, répliqua les missionnaire, ils pensent qu’ils ont été heureux d’avoir eu un bœuf et de pouvoir le vendre pour contribuer à la construction de leur église ».

De retour dans leur pays, la plupart des touristes oublièrent bientôt la famille Chi-Nou. Mais il se trouva pourtant parmi eux un homme d’affaire très fortuné, qui donnait pour son église sans avoir jamais fait un réel sacrifice. A partir de ce jour, il devint un inlassable donateur pour l’œuvre du Seigneur. Il écrivit à un ami :

·         « Je n’avais jamais su ce que signifiait le mot sacrifice. Un pauvre païen converti me l’a appris ».

La famille Chi-Nou marchait sur les traces de la veuve remarquée par Jésus :

·         « Jésus ayant levé les yeux vit les riches qui mettaient dans le tronc. Il vit aussi une pauvre veuve qui y mettait eux petites pièces. Et Il dit: Je vous le dis en vérité, cette pauvre veuve a mis plus que tous les autres, car c’est de leur superflu que tous ceux-ceux-là ont mis des offrandes dans le tronc, mais elle, a mis de son nécessaire, tout ce qu’elle avait pour vivre » (cf. Luc 21: 1/4).

 

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