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JEZABEL SE FARDE ET ORNE SA TETE POUR SEDUIRE ENCORE !

  2Rois 9 : 30/37: � 30 J�hu entra dans Jizr�el. J�zabel, l�ayant appris, mit du fard � ses yeux, se para la t�te et regarda du haut de la fen�tre. 31 Comme J�hu arrivait � la porte, elle dit: Est-ce la paix, (nouveau) Zimri assassin de son seigneur ? 32 Il leva le visage vers la fen�tre et dit: Qui est avec moi ? Qui ? Deux ou trois eunuques regard�rent d�en haut vers lui. 33 Il dit: Pr�cipitez-l� ! Ils la pr�cipit�rent, et il rejaillit de son sang sur le mur et sur les chevaux. J�hu la foula aux pieds; 34 puis il entra, mangea et but; et il dit: Occupez-vous de cette maudite et ensevelissez-la, car elle est fille du roi. 35 Ils all�rent l�ensevelir; mais ils ne trouv�rent d�elle que le cr�ne, les pieds, et les paumes des mains. 36 Ils retourn�rent le rapporter � J�hu qui dit: C�est la Parole que l��ternel avait prononc�e par l�interm�diaire de son serviteur �lie, le Tichbite, en ces mots: Les chiens mangeront la chair de J�zabel dans le champ de Jizr�el. 37 Le cadavre de J�zabel deviendra du fumier dans la campagne, dans le champ de Jizr�el, de sorte qu�on ne pourra plus dire: C�est J�zabel �.

J�zabel, cette femme abominable, pensait �chapper au Jugement qui venait, elle a essay� de s�duire encore en se fardant, ornant sa t�te, pour se faire passer meilleure qu�elle ne l�avait jamais �t�, jouant la carte de la � paix �, tentant le compromis avec J�hu� mais J�hu ne s�en est pas laiss� compter, il ne s�est pas laiss� abuser, ni s�duire, ni aveugler, et d�une fa�on virile a questionn�: � QUI EST AVEC MOI, QUI ? �� La derni�re heure de J�zabel venait de sonner� Vous connaissez la suite, son sort �tait scell�

C�est la m�me chose qui se passe aujourd�hui avec la � J�zabel � des derniers temps, l�Eglise catholique romaine, meurtri�re au cours de son histoire, de millions de d�hommes et de femmes fid�les � la V�rit�, et qui aveugle les �vang�liques en leur faisant croire que son � regard a chang� �, elle vient m�me � d�orner sa t�te � avec un nouveau pape � charismatique � un ami des pauvres etc. Et tout le blablabla s�ducteur de � la paix � entre tous et pour tous, qui semble �tre sa pr�occupation premi�re ! NE LUI ACCORDEZ AUCUN CREDIT, TEL JEHU QUI SAVAIT CE QUI BOUILLAIT DANS SA MARMITE !

MAIN DANS LA MAIN AVEC LE PAPE !

(Transmis et remis en page par pasteur G�rard Sadot)

La folie �cum�nique actuelle des milieux �vang�liques

Article d'Ernest D. Pickering, de "Deception in the Church." L'original anglais (Holding Hands With The Pope) peut �tre consult� sur le site Internet � l'adresse suivante : http://www.deceptioninthechurch.com

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Tous les vrais Chr�tiens du pass�, qui croyaient en la Bible, et qui ont refus� pendant des si�cles de consid�rer l'Eglise Catholique comme faisant partie de la v�ritable Eglise, se sont-ils donc tromp�s ? Les martyrs d'antan sont-ils morts en vain, eux qui ont rejet� les fausses doctrines de la "m�re des prostitu�es," et qui ont connu le b�cher pour prix de leurs luttes ?

Hugh Latimer, John Knox et Martin Luther �taient-ils des simples d'esprit, incapables de reconna�tre les b�n�fices merveilleux de l'�cum�nisme, et qui ont pr�f�r� lutter de toutes leurs forces contre les nombreuses erreurs de Rome ?

Des choses �tranges se passent aujourd'hui dans la chr�tient�. De nombreux "vents de doctrines" sont en train de souffler, mena�ant d'emporter le peuple de Dieu loin des principes qu'ils ont longtemps honor�s, et des v�rit�s que Dieu leur avait r�v�l�es.

On b�tit des ponts vers Rome�

Quelqu'un a dit que c'�tait "l'�v�nement le plus important des 500 derni�res ann�es de l'histoire de l'Eglise ! De quoi s'agit-il ? De la signature d'une d�claration appel�e:

  "Chr�tiens Evang�liques et Catholiques ensemble: La Mission Chr�tienne du Troisi�me Mill�naire".

Cette d�claration, sign�e, comme son nom l'indique, par des responsables Evang�liques et Catholiques, est r�ellement impressionnante. Sign�e le 29 mars 1994, � New York, elle constitue un document �cum�nique d'une importance capitale, car elle repr�sente un effort combin� d'enterrer la "hache de guerre, d'ignorer les diff�rences th�ologiques importantes qui ont exist� pendant des si�cles entre diff�rentes �glises, et de travailler ensemble comme les membres d'une m�me �quipe, et non d'�quipes antagonistes.

Quels ont �t� les signataires de cette d�claration ?

L'un des principaux r�dacteurs de ce document est Richard John Neuhaus, auteur c�l�bre et ancien th�ologien Luth�rien. Sa conversion � l'Eglise Catholique Romaine, il y a quelques ann�es, a fait les gros titres de la presse �vang�lique. Pour justifier sa d�fection, Neuhaus a d�clar� que "si la proclamation de la justification par la foi semblait n�cessiter une division au seizi�me si�cle, cela ne justifie plus une division aujourd'hui".

Outre Neuhaus, d'autres dignitaires �vang�liques ont sign� ce document. Parmi eux, on peut trouver :

bullet Bill Bright, de la Croisade Campus pour Christ,
bullet Mark Noll, de l'Universit� Wheaton,
bullet Charles Colson, Pr�sident de "Prison Fellowship,"
bullet John White, Pr�sident du Geneva College, et ancien Pr�sident de l'Association Nationale des Chr�tiens Evang�liques,
bullet J. Packer, auteur Anglais c�l�bre,
bullet Jesse Miranda, dirigeant des Assembl�es de Dieu,
bullet Pat Robertson, t�l� �vang�liste et dirigeant politique �vang�lique,
bullet Richard Land, Responsable des Baptistes du Sud,
bullet William Murphy, Archev�que de Boston,
bullet Francis Stafford, Archev�que de Denver,
bullet John O'Connor, Cardinal de New York.

Que dit ce document ?

Il s'efforce d'�largir la d�finition du mot "Chr�tien," pour y inclure le plus de monde possible, en particulier les Catholiques Romains, les Orthodoxes orientaux, et les Protestants, qui ne sont pas habituellement compt�s parmi les Chr�tiens Evang�liques.

L'essentiel du document est cependant consacr� aux relations entre Catholiques Romains et Chr�tiens Evang�liques. Il d�plore leur division, et propose un moratoire du conflit catholico-�vang�lique.

Pour justifier le fait que les Catholiques Romains sont des v�ritables Chr�tiens, comme les Evang�liques, le document tire argument du fait que les deux camps acceptent le Credo des Ap�tres. On n'explique pas en quoi le fait d'accepter le Credo des Ap�tres fait de quelqu'un un Chr�tien. On peut en effet accepter intellectuellement une doctrine, m�me correcte, mais cela ne sauve pas une �me.

Le document insiste sur le fait qu'il est important de ne pas "d�rober les brebis des autres". Il d�clare: "Il n'est pas l�gitime sur le plan th�ologique, ni efficace sur le plan de l'usage prudent des ressources d'une communaut� chr�tienne, de faire du pros�lytisme au milieu des adh�rents actifs d'une autre communaut� chr�tienne".

En d'autres termes, nous ne devons plus nous soucier de faire des efforts concert�s et s�rieux pour gagner � Christ nos voisins Catholiques. Puisqu'ils sont d�j� Chr�tiens, pourquoi nous fatiguer ?

Nous voyons vite quelles sont les cons�quences d'une telle position sur l'�vang�lisation et sur l'action des missions mondiales !

L'acceptation mutuelle et la communion fraternelle entre Catholiques et Evang�liques serait aussi justifi�e par le fait que tous croient au salut par gr�ce. Toutefois, pour les Catholiques, le salut par gr�ce fait r�f�rence � la gr�ce divine re�ue au moyen des sacrements de l'Eglise Catholique, d�ment administr�s par un pr�tre ordonn� par Rome.

Tandis que le concept �vang�lique ou biblique de la gr�ce est une faveur imm�rit�e re�ue par la foi seule. Il y a une vaste diff�rence entre ces deux concepts !

La pente glissante du compromis

Comment est-il possible que des responsables �vang�liques respect�s aboutissent aux conclusions que nous venons de d�crire ? Que s'est-il pass�, ou que se passe-t-il, dans l'Eglise de Christ aujourd'hui, pour que l'on puisse expliquer une telle d�viation, par rapport � des positions honor�es depuis longtemps ?

On peut d�j� discerner l'ombre port�e par un homme particulier. La plus grande part de la confusion th�ologique concernant l'Eglise Catholique Romaine peut �tre attribu�e � l'action d'un seul homme : Billy Graham. Presque une idole vivante aux yeux de nombreux Chr�tiens Evang�liques, Billy Graham, plus que tout autre, est responsable du glissement actuel de la communaut� �vang�lique dans les bras de l'Eglise de Rome.

Il y a bien longtemps qu'il a commenc� � jouer avec la hi�rarchie Catholique. Il a re�u un dipl�me de Docteur Honoris Causa de l'Universit� Catholique de Belmont Abbey. Il a toujours recherch� la coop�ration des responsables Catholiques lors de ses campagnes d'�vang�lisation. Il a livr� � des �glises Catholiques les noms des personnes qui se convertissaient � ses r�unions, et qui �taient d'origine catholique. Il a toujours �t� publiquement honor� et f�licit� par les responsables Catholiques. Il n'a jamais d�nonc� les terribles doctrines anti-bibliques de l'Eglise Catholique.

Etant donn� que Billy Graham ne voyait aucun probl�me � entretenir une communion spirituelle avec l'Eglise Catholique, et que son influence �tait tr�s grande chez les Evang�liques, peut-on s'�tonner que d'autres responsables aient suivi son exemple ?

L'effritement d'un engagement doctrinal fort

Dans son livre remarquable, "No Place for Truth" (Aucune place pour la v�rit�), David Wells se demande, en sous-titre, ce qu'il est arriv� � la th�ologie �vang�lique. Il pr�sente d'abondantes preuves d'un fait que l'on peut observer depuis de nombreuses ann�es : la doctrine n'est plus essentielle pour de nombreux Evang�liques. Depuis quelques ann�es, on pr�f�re mettre l'accent sur les "exp�riences communes," plut�t que sur des convictions doctrinales communes.

"Tous ceux qui aiment J�sus" doivent s'assembler, sans se laisser arr�ter par des diff�rences de doctrines. Le mouvement �vang�lique dans son ensemble s'est laiss� prendre dans un "flou artistique" tr�s dangereux. "Si un Catholique Romain aime J�sus, je dois l'embrasser et le consid�rer comme mon fr�re en Christ !" C'est ce que beaucoup pensent � pr�sent.

Le facteur charismatique

Il est int�ressant de noter que, dans son compte-rendu de ce document �cum�nique, le "National and Religion Report" a fait le commentaire suivant:

  "Ce qui a r�uni ces deux communaut�s, ce sont les exp�riences communes de louange qu'elles ont faites ensemble au sein du mouvement charismatique�".

Ce n'est qu'une preuve suppl�mentaire de l'impulsion vers l'�cum�nisme g�n�r�e par le mouvement charismatique moderne. Les charismatiques de tous bords se sentent de plus en plus fond�s � partager leurs exp�riences, et ne voient aucun emp�chement doctrinal � coop�rer pleinement les uns avec les autres. Les charismatiques semblent s'accommoder sans aucun probl�me des �carts doctrinaux les plus grands.

Des causes politiques communes

Au cours des ann�es r�centes, les Catholiques Romains et les Evang�liques ont fait cause commune dans le domaine politique. Ils ont uni leurs forces dans certains combats, comme celui de la lutte contre l'avortement, celui de l'attitude � avoir envers les homosexuels, etc� Ces efforts communs ont rapproch� des responsables de ces deux communaut�s, alors qu'ils n'avaient jamais travaill� ensemble auparavant.

Des amiti�s personnelles se sont ainsi form�es, qui ont contribu� � gommer les diff�rences doctrinales qui existaient. Etant donn� que ces communaut�s ont commenc� � tomber d'accord sur certains probl�mes sociaux, et que ces probl�mes ont une grande importance dans la soci�t� am�ricaine actuelle, les dirigeants des deux camps ont d�cid� de minimiser leurs conflits doctrinaux, au motif que "nous avons besoin de coop�rer pour sauver l'Am�rique".

Le l�opard aurait-il chang� ses taches ?

L'Eglise Catholique Romaine aurait-elle chang� ? Les Chr�tiens v�ritables, fond�s sur la Bible, seraient-ils � pr�sent libres de donner la main � Rome ? Devrions-nous abandonner notre "bigoterie," en faveur d'une attitude plus magnanime ?

En 1962, le Pape Jean XXIII convoqua le XXIe Concile �cum�nique de l'Eglise Catholique. Ce fut le plus important rassemblement religieux du si�cle. Il fut d�cid2 de faire un "aggiornamento" (une remise en cause) de l'Eglise Catholique. Il fallait que l'Eglise s'ajuste aux conditions nouvelles de l'�poque moderne.

On introduisit de nombreux changements structurels, proc�duraux et liturgiques, afin d'am�liorer l'image de l'Eglise Catholique aux yeux du monde, et de la rendre plus tol�rante et plus ouverte.

Depuis ce Concile historique, beaucoup de Chr�tiens Evang�liques ont le sentiment que l'Eglise Catholique Romaine a suffisamment chang� pour que l'on accepte � pr�sent de s'engager dans une communion religieuse avec elle. L'Eglise Catholique ne fut plus alors d�nonc�e comme une Eglise non fond�e sur la Bible. Mais on commen�a � la reconna�tre comme une v�ritable Eglise Chr�tienne.

Toutefois, une telle perception est d�fectueuse, et ses cons�quences sont fatales. Le Concile de Vatican II n'a modifi� aucune des doctrines fondamentales de l'Eglise Catholique. Les changements n'ont �t� apport�s qu'� l'apparence, � la forme, et non sur le fond.

Le Cardinal Gibbons, Archev�que de Baltimore et dirigeant tr�s respect� de l'Eglise Catholique, a d�clar�, il y a de nombreuses ann�es d�j�:

  "L'Eglise Catholique ne peut �tre r�form�e� L'Eglise n'est pas susceptible d'�tre r�form�e dans sa doctrine. L'Eglise est l'�uvre d'un Dieu Incarn�. Comme toutes les �uvres de Dieu, il est impossible qu'elle soit r�form�e".

Rappelons que le Cardinal Gibbons parlait de l'impossibilit� d'un changement de doctrine, non de changements de certaines pratiques ou liturgies. Si l'Eglise Catholique commen�ait � admettre qu'elle enseigne des fausses doctrines, cela mettrait effectivement en p�ril l'ensemble de sa structure th�ologique. Toute la th�ologie Catholique Romaine est fond�e sur les concepts capitaux de l'infaillibilit� du Pape, et de l'autorit� absolue du "magist�re de l'Eglise."

Les d�clarations personnelles de pr�tres, de cardinaux ou d'autres responsables pontificaux ne constituent jamais la position officielle de Rome. On a beaucoup parl� du fait que les nombreux charismatiques catholiques que l'on rencontre actuellement au sein de l'Eglise Catholique sont plut�t "semblables � des Chr�tiens �vang�liques", et partagent des croyances qui ne sont pas compatibles avec les doctrines officielles de leur Eglise.

Ceci peut �tre vrai, mais ce que croient certains membres de l'Eglise Catholique ne d�termine nullement la doctrine officielle de cette Eglise. Le Catholicisme Romain, contrairement au Protestantisme, ne reconna�t absolument pas le droit individuel � l'interpr�tation de la Bible. L'enseignement doctrinal officiel doit passer par l'Eglise. Il doit �tre incorpor� dans l'ensemble des dogmes de l'Eglise Catholique, qu'elle a r�unis tout au long des si�cles.

L'infaillibilit� de l'Eglise

La doctrine catholique affirme que l'Eglise Catholique Romaine a �t� divinement constitu�e, comme �tant l'autorit� unique et finale pour l'interpr�tation des Ecritures. C'est � elle seule que revient l'autorit� d'exposer la doctrine chr�tienne. Un responsable Catholique l'a exprim� de la mani�re suivante : "L'infaillibilit� est l'impossibilit� de commettre une erreur ou de se tromper, en particulier dans le domaine th�ologique. Il s'agit d'une pr�rogative surnaturelle, gr�ce � laquelle l'Eglise de Christ (l'Eglise Catholique Romaine), par une assistance divine particuli�re, est pr�serv�e de la possibilit� de commettre une erreur en mati�re de foi et de morale."

L'autorit� supr�me, en mati�re de doctrine, repose sur le Pape, lorsqu'il parle "ex cathedra," c'est-�-dire depuis la chaire de Pierre, en tant que Docteur Officiel de l'Eglise. Voici la position officielle de l'Eglise Catholique sur l'autorit� du Pape :

"Le Pape occupe la place de J�sus-Christ sur la terre� Par droit divin, le Pape poss�de une pleine et enti�re autorit� en mati�re de foi et de morale, et sur tous les bergers de son troupeau. Il est le v�ritable Vicaire de Christ, la T�te de l'Eglise tout enti�re, le P�re et le Docteur de tous les Chr�tiens. Il en est le dirigeant infaillible. Il fonde les dogmes. Il convoque et dirige les Conciles. Il est le Juge universel de la v�rit�, l'arbitre du monde, le juge supr�me du ciel et de la terre, le juge de tous, n'�tant jug� lui-m�me par personne sur la terre, si ce n'est par Dieu seul."

Le bapt�me

La plupart des confessions chr�tiennes consid�rent le bapt�me comme la "porte d'entr�e dans l'Eglise." C'est pourquoi beaucoup de Chr�tiens Evang�liques ont proclam� le fait que Rome avait apparemment assoupli son point de vue lors du Concile de Vatican II, en admettant le fait que des non-Catholiques puissent �tre membres de l'Eglise.

Nous devons cependant toujours nous rappeler que, dans l'esprit des Catholiques, il n'y a pas d'autre Eglise que l'Eglise de Rome.

La d�claration officielle suivante du Concile de Trente est toujours en vigueur dans l'Eglise Catholique:

  "Les nouveau-n�s, tant qu'ils ne sont pas r�g�n�r�s devant Dieu par la gr�ce du bapt�me, que leurs parents soient Chr�tiens ou infid�les, viennent au monde pour la mis�re et la perdition �ternelles".

Dans leurs efforts d'apporter une solution � l'horreur d'une telle doctrine, des th�ologiens Catholiques ont invent� le "Limbus Infantum" (Les "limbes" r�serv�s aux nouveau-n�s). Il s'agit d'un endroit o� les petits enfants qui meurent dans avoir re�u le bapt�me continuent � exister hors du Ciel, mais sans �prouver de souffrance consciente.

L'Eglise Catholique continue � affirmer, comme elle l'a toujours fait, que c'est le bapt�me qui conf�re la r�g�n�ration. Pour elle, le bapt�me est "la porte d'entr�e dans la vie spirituelle, qui nous permet de devenir membres de Christ� Le bapt�me est la source de la nouvelle naissance spirituelle."

Comment des Chr�tiens attach�s � la Bible peuvent-ils, en toute bonne conscience, accepter de reconna�tre et de coop�rer avec une �glise qui affirme que l'on devient Chr�tien par le bapt�me catholique ?

La Messe

La c�l�bration de la Messe est essentielle dans le culte catholique. Certains non-Catholiques se trompent en croyant que la Messe est semblable � leur propre pratique de la Sainte C�ne. Il n'en est rien. Pour le Catholicisme :

  "la Sainte Messe est le sacrifice du corps et du sang de J�sus-Christ, r�ellement pr�sent sur l'autel sous les apparences du pain et du vin, et offert � Dieu pour les vivants et les morts".

La Messe n'est pas un simple m�morial de la mort de Christ. Pour l'Eglise Catholique, la Messe est r�ellement un sacrifice propitiatoire, par lequel le Seigneur peut �tre apais�, et qui Lui permet de pardonner les offenses et les p�ch�s. La Messe est un moyen divin de permettre aux Chr�tiens de recevoir les m�rites du Calvaire. Christ a acquis pour le monde entier toutes les gr�ces dont il a besoin pour le salut et la sanctification. Mais ces b�n�dictions sont conf�r�es graduellement et continuellement, principalement par la Messe� L'intervention du pr�tre est indispensable, car il dispose seul du pouvoir de transformer les �l�ments du pain et du vin en corps et en sang de Christ� Plus le sacrifice de la Messe est offert, et plus les gr�ces se r�pandront�

Il est �vident qu'un tel enseignement va compl�tement � l'encontre de la doctrine biblique de l'�uvre accomplie une fois pour toutes par Christ sur la croix :

  "Christ, qui s'est offert une seule fois pour porter les p�ch�s de plusieurs, appara�tra sans p�ch� une seconde fois � ceux qui l'attendent pour leur salut" (H�breux 9:28).

 

  "Lui, apr�s avoir offert un seul sacrifice pour les p�ch�s, s'est assis pour toujours � la droite de Dieu" (H�breux 10:12).

Consid�rer ceux qui croient en de telles doctrines comme "fr�res en Christ" revient � nier le c�ur m�me de l'Evangile de la Bible !

La p�nitence

Un �l�ment fondamental de la th�ologie catholique est la doctrine de la p�nitence:

  "La p�nitence est le sacrement par lequel les p�ch�s commis apr�s le bapt�me sont pardonn�s, par l'absolution du pr�tre".

Le bapt�me catholique accorde le pardon des p�ch�s commis avant la r�ception de ce sacrement. Tandis que, pour les p�ch�s commis apr�s le bapt�me, il doit y avoir une confession, une contrition, et l'accomplissement satisfaisant des bonnes �uvres requises par l'Eglise. Un communiant catholique est donc constamment li� � un pr�tre, seul capable de lui administrer le pardon de ses p�ch�s.

Le salut

Un Catholique Romain qui accepte les enseignements de son Eglise ne peut jamais esp�rer parvenir � une certaine connaissance du salut. Le Concile de Trente a lanc� une mal�diction contre tous ceux qui pr�tendaient avoir un salut �ternel :

  "Si quelqu'un dit que celui qui est sauv� ne peut pas perdre la gr�ce, qu'il soit maudit".

Les Catholiques refusent le Salut par Gr�ce donn� par la foi seule. C'�tait l'une des principales raisons de la formation de la R�forme Protestante. Pour le Catholicisme, il faut n�cessairement la foi et les �uvres pour �tre sauv� :

  � Les bonnes �uvres, par cons�quent, sont la raison pour laquelle Dieu accorde la r�compense de la vie �ternelle �.

Certains peuvent croire que le Catholicisme Romain aurait r�cemment rejet� certaines de ces doctrines concernant le salut. Il n'en est rien ! Pour preuve, lisez cette d�claration faite il n'y a pas longtemps par des enseignants catholiques:

  "La mort de Christ nous a gagn� des satisfactions et des m�rites qui sont d�pos�s dans un Tr�sor c�leste, auquel ont �t� ajout�es les pri�res et les bonnes �uvres de la Bienheureuse Vierge Marie, ainsi que les pri�res et les bonnes �uvres de tous les saints� Depuis les temps les plus recul�s, dans l'Eglise, les bonnes �uvres ont �t� offertes � Dieu pour le salut des p�cheurs� En v�rit�, par les pri�res et les bonnes �uvres du peuple saint, les p�nitents ont �t� rachet�s� Suivant en cela les pas de Christ, ceux qui croient en Lui ont toujours port� leur croix et fait l'expiation pour leurs propres p�ch�s et pour les p�ch�s des autres. Ils ont �t� convaincus qu'ils pouvaient ainsi aider leurs fr�res � obtenir le salut de Dieu�"

Manifestement, de telles doctrines sont enti�rement oppos�es au Nouveau Testament. Cette v�rit�, cependant, ne trouble pas les Catholiques Romains traditionnels. La d�claration suivante, faite par un personnage officiel de la hi�rarchie catholique, nous fait comprendre pourquoi:

  "Quand on nous demande sur quoi les Catholiques fondent leurs doctrines, notre r�ponse est la suivante: sur une autorit� doctorale vivante. Cette autorit� est repr�sent�e par le Pape et les �v�ques, dont le devoir est de promouvoir la v�rit� r�v�l�e. Les Catholiques sont donc lib�r�s de la n�cessit� de s'int�resser personnellement aux questions de doctrine. Ils peuvent vivre dans une tranquille certitude que la doctrine de l'Eglise est la doctrine de Christ Lui-m�me".

Les Catholiques Romains ne sont pas troubl�s si une doctrine donn�e n'est pas confirm�e par les Ecritures. � partir du moment o� cette doctrine a �t� officiellement approuv�e par le magist�re, c'est-�-dire par l'autorit� du Pape et des �v�ques, elle peut �tre accept�e comme authentique. M�me si cette position a souvent �t� remise en question par de nombreux Catholiques, en particulier en Am�rique, elle demeure la position ferme de Rome.

R�p�tons que nous devons toujours garder � l'esprit que la position de l'Eglise Catholique n'est jamais d�finie par l'opinion populaire, ni m�me l'opinion des eccl�siastiques. Elle d�pend exclusivement des directives particuli�res donn�es par le Pape et les �v�ques.

Est-ce un p�ch� de rester s�par� du Catholicisme Romain ?

Dans la d�claration officielle mentionn�e au d�but de cet article, nous trouvons �crit ceci : "Nous, Catholiques et Evang�liques, confessons ensemble nos p�ch�s contre l'unit� que Christ a voulue pour tous Ses disciples."

En lisant cette d�claration, nous devons nous poser les questions suivantes : "Est-ce un p�ch� de rester s�par� du Catholicisme Romain, et de ne pas entretenir de communion spirituelle avec lui ? Si nous continuons � nous maintenir dans une telle s�paration, devons-nous nous repentir de notre mauvaise attitude, et accepter l'Eglise Catholique comme une v�ritable Eglise Chr�tienne ?"

C'est pourtant ce que les Evang�liques partisans de l'�cum�nisme nous demandent de faire !

Au cours des si�cles pass�s, les Baptistes ont �t�, parmi tous les groupes Chr�tiens, celui qui s'�tait toujours le plus fortement oppos� � l'Eglise Catholique. C'est donc avec un grand �tonnement que nous pouvons donc lire le compte-rendu de presse suivant :

"Frank Ruff prit ses raccourcis habituels en p�n�trant au c�ur de l'ensemble massif de b�timents connu sous le nom de "Vatican Baptiste." "Bonjour, P�re Frank !" lui dit le garde de s�curit�, lui-m�me Catholique, lorsque Ruff p�n�tra dans les bureaux ex�cutifs de la Convention des Baptistes du Sud. On remarque, au milieu de la foule des Baptistes, le costume cl�rical du pr�tre et son col de clergyman. Mais quand Frank Ruff exerce son activit� de repr�sentant de la Convention Nationale des Ev�ques Catholiques au sein de l'Eglise des Baptistes du Sud, personne ne s'offusque de sa pr�sence. La coop�ration entre les dirigeants des 59 millions de Catholiques Romains am�ricains et des 15 millions de Baptistes du Sud est devenue de l'histoire ancienne !"

Norman Geisler, auteur Chr�tien bien connu, dans une interview concernant la coop�ration entre Catholiques et Evang�liques, tire cette conclusion : "Les diff�rences ne sont pas aussi grandes qu'on le per�oit en g�n�ral, et elles ne sont pas vitales. Selon moi, il ne s'agit pas d'h�r�sies, d'un c�t� comme de l'autre."

On lui posa alors la question suivante : "Pensez-vous que les Evang�liques sont de plus en plus conscients des points de doctrines communs qu'ils partagent avec les Catholiques ?" Voici sa r�ponse : "Je dois admettre que de plus en plus d'Evang�liques ressentent le besoin de coop�rer, sur le plan social et sur le plan moral. C'est une bonne chose, parce que cela a oblig� les Evang�liques � r��valuer leurs relations avec les Catholiques Romains. Mais il y a aussi la prise de conscience d'une compr�hension plus grande sur le plan doctrinal. J'ai eu une conversation avec certains responsables Evang�liques importants, lors de la derni�re r�union de la Soci�t� de Th�ologie Evang�lique, et ils �taient tout � fait d'accord avec moi."

C'est une d�claration r�ellement effrayante ! Non seulement l'un des principaux th�ologiens Evang�liques pense que nous devrions accepter les Catholiques Romains, mais il conna�t plusieurs "copains" qui sont d'accord avec lui. Cela n'augure rien de bon pour les milliers de jeunes �tudiants et tous les membres des �glises qui d�pendent de leur influence ! Il deviendra de plus en plus �vident que nous n'avons plus besoin de nous opposer aux h�r�sies de Rome, parce que ce ne sont pas r�ellement des "h�r�sies."

Apprenez � dire "non" !

Ceux qui cherchent � promouvoir des rapports plus �troits avec le Catholicisme Romain ignorent sans vergogne certains principes bibliques pourtant clairs.

La Bible nous demande de ne pas accepter ceux qui enseignent des fausses doctrines, mais de les rejeter. Paul a d� affronter certaines d�viations doctrinales majeures parmi les �glises de Galatie. Il s'est oppos� aux faux docteurs en termes sans �quivoque. Les Chr�tiens devaient fuir ces enseignements, et ces faux enseignants �taient "anath�mes," c'est-�-dire maudits (Galates 1:8).

M�me lorsque l'ap�tre Pierre s'est laiss� aller � certains compromis, Paul lui r�sista "en face, parce qu'il �tait r�pr�hensible" (Galates 2:11). Il ne consid�ra pas ceux qui juda�saient et leurs complices "�vang�liques" comme leur apportant des "�clairages nouveaux," ou "exer�ant leurs droits de sacrificateurs." Il consid�ra leurs enseignements comme mortellement dangereux, et se donna beaucoup de mal � les d�noncer.

Examinons les faits en face : les doctrines essentielles de l'Eglise Catholique Romaine sont de pures h�r�sies. Elles ne sont pas confirm�es par la Parole de Dieu. Quelle doit donc �tre l'attitude de ceux qui veulent rester fid�les au Seigneur, envers ceux qui ne leur apportent pas la doctrine de Christ ? "Si quelqu'un vient � vous et n'apporte pas cette doctrine, ne le recevez pas dans votre maison, et ne lui dites pas : Salut ! car celui qui lui dit : Salut participe � ses mauvaises �uvres" (2 Jean: 10-11).

Remarquez que Dieu consid�re les fausses doctrines comme des "mauvaises �uvres." Ceux qui apportent ces doctrines peuvent se montrer tr�s suaves, sinc�res et agr�ables. Certains responsables Catholiques sont vraiment de "braves gens," qui parlent de Christ et de Son �uvre. Toutefois, nous ne devons pas quitter de vue le point essentiel. Le point essentiel est le suivant : Ces gens nous enseignent-ils des doctrines que l'on peut trouver dans le Nouveau Testament ? Si ce n'est pas le cas, nous devons les rejeter.

Ceux qui s'engagent sur les mauvaises voies du salut ne doivent pas �tre consid�r�s comme "nos fr�res et s�urs". Le point principal, sur lequel Paul a insist� dans son �p�tre aux Galates, �tait le suivant : Si quelqu'un vient corrompre le pur Evangile de Christ, ou y ajoute quoi que ce soit, nous devons rejeter une telle personne:

  "Mais, quand nous-m�mes, quand un ange du ciel annoncerait un autre Evangile que celui que nous vous avons pr�ch�, qu'il soit anath�me ! Nous l'avons dit pr�c�demment, et je le r�p�te � cette heure: si quelqu'un vous annonce un autre Evangile que celui que vous avez re�u, qu'il soit anath�me !" (Galates 1: 8-9).

Que faisaient les Galates qui recommen�aient � juda�ser ? Ils disaient qu'il n'�tait pas possible d'�tre sauv� par la foi seule. Ils insistaient sur le caract�re m�ritoire des bonnes �uvres, qui devenaient n�cessaires pour gagner son Salut. Nous avons d�j� dit que ces enseignements sont exactement ceux de Rome. Ils n'ont pas chang� depuis l'�poque o� Martin Luther et les autres r�formateurs protestaient contre l'Evangile corrompu pr�ch� par Rome. Les Catholiques ont appris � parler d'une mani�re qui semble convaincante aux Evang�liques cr�dules, mais ils n'ont pas chang� un iota � leurs enseignements fondamentaux.

Quand Martin Luther, qui �tait encore moine, s'est rendu � Rome, il a gravi les "escaliers de Pilate", la "scala sancta", en r�citant des "Pater Noster" et en priant pour les �mes du Purgatoire. Par ces bonnes �uvres, il esp�rait d�livrer des �mes souffrantes de ce lieu de tourments. O� avait-il appris ces croyances ? Dans l'Eglise Catholique Romaine, qui les lui avait enseign�es ! L'Eglise enseigne toujours les m�mes choses aujourd'hui !

Ceux qui d�pendent des bonnes �uvres, les leurs ou celles des autres, pour �tre assist�s dans leur marche vers le Ciel, peuvent-ils �tre consid�r�s par la Bible comme des membres du Corps de Christ, comme des Chr�tiens r�ellement n�s de nouveau ?

Certains pourront dire : "N'est-il donc pas possible que certains Catholiques soient sauv�s ?". Sans doute, certains peuvent l'�tre. Mais il faut ajouter ceci:

bullet Le nombre de ceux qui sont sauv�s doit sans doute �tre tr�s faible, en comparaison du nombre total des Catholiques.
bullet Un Chr�tien r�ellement n� de nouveau, enseign� par l'Esprit, ne pourrait pas rester longtemps au sein d'une organisation aussi apostate.
bullet La pr�sence de Chr�tiens convertis dans l'Eglise Catholique ne signifie absolument pas que les enseignements de cette Eglise soient acceptables. On trouve aussi des Chr�tiens n�s de nouveau dans les �glises Protestantes lib�rales, mais cela ne justifie pas l'apostasie du syst�me auquel ils appartiennent.
bullet Ces Chr�tiens devraient quitter ces �glises, comme devraient le faire les Chr�tiens encore affili�s � l'Eglise Catholique. Il est extr�mement triste de voir des responsables tels que Billy Graham conseiller � des Catholiques (qui cherchent la v�rit�) de ne pas quitter leur Eglise, mais de rester en son sein pour tenter de la r�former !

Le point fondamental est le suivant : Si quelqu'un ne se confie pas uniquement en l'�uvre parfaitement accomplie par Christ pour son Salut, il ne peut pas �tre Chr�tien. Christ:

  "nous a sauv�s, non � cause des �uvres de justice que nous aurions faites, mais selon sa mis�ricorde, par le bapt�me de la r�g�n�ration et le renouvellement du Saint-Esprit" (Tite 3:5).

Le sacrifice de Christ est parfait. Il ne peut pas �tre perp�tu� ou reproduit.

  "Apr�s avoir offert un seul sacrifice pour les p�ch�s, il s'est assis pour toujours � la droite de Dieu" (H�breux 10:12).

Le fait que Christ Se soit "assis" souligne la nature achev�e de Son �uvre. Les sacrificateurs de l'Ancien Testament ne s'asseyaient jamais pendant qu'ils accomplissaient leurs t�ches. C'�tait d� au fait qu'ils avaient toujours quelque chose � faire. Tandis que Christ n'a plus rien � faire en ce qui concerne notre salut. Il a tout accompli. C'est L'insulter que de vouloir ajouter quelques bonnes �uvres humaines � ce qu'Il a accompli. C'est nier l'enseignement de la Bible concernant Son �uvre. Vouloir sauver notre soci�t� de son effondrement moral n'est pas une raison suffisante pour d�sob�ir aux enseignements clairs de la Parole de Dieu.

"L'Am�rique est moralement d�truite. Ceux qui croient en l'h�ritage jud�o-chr�tien doivent faire front ensemble. Nous ne pouvons pas nous permettre d'�tre divis�s sur des diff�rences doctrinales qui ne sont pas essentielles !" C'est le cri de beaucoup d'Evang�liques aujourd'hui. C'est ce que proclament aussi de nombreux dirigeants Catholiques.

C'est ce que dit en substance un avocat Catholique, William Bentley Ball, qui a publi� un article dans la Revue "Christianity Today", sous le titre: "Pouvons-nous travailler ensemble ?" Voici ce que dit le r�sum� de cet article: "Un avocat Catholique connu exhorte les Catholiques et les Evang�liques � �uvrer ensemble contre l'esprit de la�cit� effr�n�. Dans son article, Ball �crit que beaucoup de ses clients Chr�tiens lui demandent s'il a accept� J�sus-Christ comme son sauveur personnel. Sa r�ponse r�v�le la terrible ignorance de la plupart des Catholiques Romains concernant la question de la nouvelle naissance. Voici ce que Ball leur r�pond:

  "Le nom de ma paroisse est "Eglise du Sacr�-C�ur de J�sus". C'est une phrase pleine de v�n�ration, charg�e de la signification la plus tendre. Nous croyons que nous recevons r�ellement le corps et le sang de J�sus quand nous prenons la Communion".

Voici un homme instruit, un Catholique Romain, la�c de premier plan, qui croit avoir accept� Christ comme Sauveur, parce qu'il prend r�guli�rement le Saint Sacrement ! Y aurait-il un t�moignage plus �loquent de la raison pour laquelle les Catholiques ont besoin d'�tre �vang�lis�s, c'est-�-dire exactement ce que beaucoup de responsables Evang�liques nous demandent aujourd'hui de ne plus faire ! Que Dieu fasse mis�ricorde � Son Eglise en ces jours d'affreuse confusion !

Le fait de vouloir sauver l'Am�rique des profondeurs de sa chute morale suffit-il � autoriser les Evang�liques � ignorer les erreurs grossi�res du Catholicisme, � d�clarer orthodoxe sa doctrine, � reconna�tre les Catholiques comme des fr�res, et � faire avec eux des cultes communs ? Beaucoup le croient. C'est aussi ce que pense Norman Geisler, th�ologien �vang�lique c�l�bre, qui a enseign� au S�minaire de Dallas et � l'Universit� Liberty. Ce qu'il pense des relations entre Evang�liques et Catholiques peut �tre r�sum� dans le titre d'une interview qu'il a accord�e sur ce sujet : "Unis, ou punis !"

La Bible dit clairement que la premi�re t�che de l'Eglise n'est pas de r�former la Soci�t�, mais de perp�tuer et de propager "la foi qui a �t� donn�e aux saints une fois pour toutes". En toute bonne conscience, nous ne pouvons pas abandonner, compromettre ou modifier les v�rit�s de la Parole de Dieu, sous pr�texte que nous travaillons ensemble � corriger les errements de la soci�t� !

Nous sommes heureux que des Catholiques Romains prennent position pour la saintet� de la vie, et s'opposent � l'avortement. Mais, sous pr�texte qu'ils ont adopt� cette position, nous ne pouvons pas passer au-dessus des erreurs monstrueuses de l'Eglise de Rome, et d�clarer que ses fid�les sont des vrais Chr�tiens. Un v�ritable ancien, celui qui honore Christ, doit �tre

  "attach� � la vraie parole telle qu'elle a �t� enseign�e, afin d'�tre capable d'exhorter selon la saine doctrine et de r�futer les contradicteurs" (Tite 1: 9).

Ce verset met l'accent sur certains �l�ments importants :

bullet La saine doctrine est importante, et doit �tre enseign�e.
bullet Il existe des gens qui s'opposent � cette saine doctrine.
bullet Il faut vigoureusement d�fendre la saine doctrine, et s'opposer � tous ceux qui la contredisent.

Le Catholicisme Romain n'enseigne pas la saine doctrine. Il faut donc s'y opposer vigoureusement, et d�noncer ses doctrines erron�es.

Pr�tendre que le Catholicisme Romain soit une expression valide de la foi chr�tienne revient � condamner des multitudes de Catholiques � l'enfer �ternel. Nous l'avons d�j� dit, la doctrine catholique ne met pas en avant le Salut par Gr�ce obtenu par la foi seule. Il ajoute les bonnes �uvres � la foi, comme �tant n�cessaires au salut. Le th�ologien J�suite Avery Dulles s'est efforc� de tourner soigneusement autour du pot, afin de ne pas choquer ses lecteurs, pour la plupart Evang�liques, dans une interview qu'il a accord�e � la revue Christianity Today.

Il a pourtant lui-m�me admis qu'il existe de grandes diff�rences entre les doctrines �vang�liques du salut et les doctrines catholiques sur ce sujet. Dulles fait remarquer, � propos de la "justification," que "vous pouvez devenir de plus en plus justifi�". Il confond la justification et la sanctification. Il a aussi d�clar� que "nous pouvons m�riter le salut, pourvu que nous pers�v�rions dans la gr�ce� Nous ne pr�tendons pas que nous sommes d�j� pleinement sauv�s, sous pr�texte que nous ne pourrions plus �tre perdus� C'est pourquoi nous esp�rons �tre sauv�s� Mais ce n'est pas une assurance absolue".

Quel triste t�moignage, surtout quand nous pensons qu'il est donn� par un des plus �minents th�ologiens de l'Eglise Catholique ! Il ne peut "qu'esp�rer �tre sauv�" ! Malgr� cela, beaucoup de voix �vang�liques, et non des moindres, s'�l�vent pour nous dire qu'il n'y a aucune h�r�sie dans le Catholicisme Romain !

De quoi ont besoin les Catholiques ?

Ils ont besoin d'entendre le merveilleux message du Salut que Christ nous a offert par Son �uvre accomplie � la croix. Ils ont besoin d'entendre qu'il est possible d'avoir une assurance absolue de notre salut, quand nous nous appuyons sur les promesses de la Parole de Dieu. Ils ont besoin de savoir que le salut ne s'obtient pas par de pr�tendus "Saints Sacrements", mais par la foi seule, sans l'intervention d'aucun pr�tre.

Si les Evang�liques commencent � consid�rer les Catholiques comme �tant d�j� sauv�s, ils vont cesser de leur annoncer l'Evangile, et les condamner ainsi � l'Enfer �ternel. C'est une cons�quence tr�s s�rieuse de cette "nouvelle th�ologie" que les dirigeants �vang�liques nous proposent aujourd'hui !

L'impact de cette nouvelle position sur les efforts missionnaires dans le monde sera catastrophique. Beaucoup de missionnaires �vang�liques �uvrent dans des pays en majorit� catholiques. Beaucoup de leurs convertis, au cours des ann�es, sont venus de l'Eglise Catholique. Allons-nous cesser de nous efforcer d'�vang�liser ces populations ? Que diront ceux qui ont d�j� quitt� le Catholicisme Romain, souvent au prix de grands sacrifices ? Allons-nous leur dire que nous nous sommes tromp�s, et que l'Eglise dans laquelle ils �taient n�s, dans laquelle ils ont �t� �lev�s, est � pr�sent une v�ritable Eglise Chr�tienne?

Quelle confusion tout cela va produire ! Allons-nous perdre le b�n�fice de si�cles d'efforts, et les milliards de dollars de l'argent du Seigneur que nous avons d�pens�s � sauver des gens qui �taient d�j� sauv�s ?

En outre, l'�cum�nisme �vang�lique repr�sent� dans ce mouvement de conciliation sera une menace pour toutes les �glises et institutions locales qui s'efforcent d'�tre fid�les � la Parole de Dieu. En raison de l'�mergence de nombreux propagateurs de cet "�cum�nisme �vang�lique," beaucoup de Chr�tiens seront influenc�s par ce qu'on leur dira. Les m�dias Chr�tiens se sont d�j� largement ouverts � ce courant de pens�e. Les jeunes inscrits dans des instituts et �coles bibliques vont �tre infect�s par cette notion. Tous les pasteurs et autres responsables qui veulent rester attach�s � la v�rit� biblique seront soumis � une pression accrue. On va les consid�rer comme des "fauteurs de troubles", et les accuser de militantisme excessif. On dira qu'ils manquent d'amour.

Bien plus, les Catholiques Romains qui sont au courant de cette nouvelle approche (car leurs responsables ne se privent pas de la claironner) deviendront de plus en plus r�sistants � l'Evangile, et hostiles � ceux qui veulent le leur annoncer. Ils leur diront : "Nous ne sommes pas perdus ! Nous faisons partie du Corps de Christ ! Vos propres conducteurs nous l'affirment ! Nous n'avons pas besoin d'�tre �vang�lis�s !".

Les responsables Catholiques sont en train de faire circuler des d�clarations tr�s astucieusement r�dig�es, dans l'intention d'impressionner les Evang�liques, et les pousser � embrasser l'id�e que les Catholiques ne sont pas diff�rents des v�ritables Chr�tiens attach�s � la Bible. Une d�claration semblable vient de para�tre dans une revue catholique, sous le titre:

  "Comment les Catholiques doivent r�pondre aux Chr�tiens fondamentalistes".

Cet article pr�sentait dix questions fr�quemment pos�es aux Catholiques. L'auteur, un pr�tre, Raymond Brown, donnait les r�ponses consid�r�es comme ad�quates. Ces r�ponses �taient formul�es de telle mani�re que ceux qui n'�taient pas familiers avec la doctrine catholique devaient les juger bonnes.

Il est certain que de semblables articles vont continuer � para�tre, sous la plume de repr�sentants des deux parties. Il n'en r�sultera qu'une confusion toujours plus grande.

Conclusion

Nous devons reconna�tre qu'il y a plusieurs courants au sein de l'Eglise Catholique. On peut ainsi distinguer :

  1. Les lib�raux. Parmi eux figure Hans Kung, qui a �crit des livres assez critiques sur le Catholicisme Romain, mais qui ne peut �tre lui-m�me consid�r� comme un fondamentaliste biblique. Il partage le point de vue des Protestants lib�raux.
  2. Les traditionalistes. Ce sont ceux qui sont attach�s aux doctrines traditionnelles de l'Eglise Catholique.
  3. Les charismatiques. De nombreux Catholiques sont pass�s sous l'influence du mouvement charismatique contemporain. Ils continuent � pratiquer leurs croyances au sein du Catholicisme Romain. Cependant, comme l'a remarqu� un auteur, "ils ne se pr�occupent pas trop d'harmoniser leur foi nouvelle avec les enseignements de leur Eglise".
  4. Les Catholiques Romains "culturels". Ce sont ceux qui sont n�s dans le Catholicisme, et qui lui sont li�s par des liens �motionnels et souvent ethniques. Leur implication est plus culturelle que th�ologique.

Toutefois, il faut encore le souligner, la position officielle de l'Eglise Catholique ne d�pend pas des positions de ces divers courants, ni de celle des individus qui les composent. La position officielle de l'Eglise Catholique est exclusivement �nonc�e par ses docteurs patent�s. Ces docteurs officiels exercent une autorit� collective, qui leur permet d'�tablir la "doctrine Catholique".

L'Eglise Catholique se consid�re comme l'instrument du Saint-Esprit promis par Christ, qui prendrait de ce qui appartient � Christ pour guider les Chr�tiens dans le chemin de la v�rit� dans la suite des temps (Jean 16:13).

En d'autres termes, c'est l'Eglise Catholique, au travers de sa hi�rarchie, qui se consid�re le "Docteur" de tous les Chr�tiens.

Pour savoir si les Catholiques Romains sont vraiment "�vang�liques," il suffit de conna�tre l'importance que l'on attache � la doctrine du Nouveau Testament. Nous craignons que David Wells ait raison lorsqu'il �crit:

  "Je consid�re que la foi s'est consid�rablement d�grad�e � la suite d'alliances avec la culture moderne. Il en r�sulte que l'�vang�lisme se d�finit � pr�sent en termes d'exp�riences et non de conformit� � la v�rit�. Comme les exp�riences v�cues par les Evang�liques sont souvent similaires � celles que vivent les Catholiques, pourquoi devrait-on prendre au s�rieux les diff�rences doctrinales ?".

Beaucoup d'Evang�liques r�pondent � cette question: "Oui, pourquoi ?". Kenneth Kanzer, auteur et ancien �diteur de Christianity Today, a dit qu'il "se r�jouissait de tous les nouveaux Evang�liques qui se l�vent au sein de l'Eglise Catholique", et que "nous ne devrions pas attaquer "ce que nous jugeons �tre des lambeaux de doctrine catholique."

Aussi longtemps que des hommes aussi en vue que celui-ci continueront � dire que nous ne devrions pas attaquer et r�futer les innombrables erreurs du Catholicisme, nous continuerons � voir s'effriter la position doctrinale de l'Eglise Evang�lique dans son ensemble, et � voir se d�velopper rapidement l'�cum�nisme.

Rappelons-nous la consternation de l'ap�tre Paul, quand il apprit que des "l�galistes" s'�taient infiltr�s dans les �glises de la Galatie. Il les appelle des "faux fr�res", des gens qui se pr�tendent "�vang�liques" et qui ne le sont pas.

  "Et cela, � cause des faux fr�res qui s'�taient furtivement introduits et gliss�s parmi nous, pour �pier la libert� que nous avons en J�sus-Christ, avec l'intention de nous asservir" (Galates 2: 4).

Quelle a �t� l'attitude de Paul envers ces gens, dont certains �taient illustres, et qui tentaient d'�ter � l'Evangile sa puissance ? Paul a dit:

  "Nous ne leur c�d�mes pas un instant et nous r�sist�mes � leurs exigences, afin que la v�rit� de l'�vangile f�t maintenue parmi vous" (Galates 2: 5).

Il ajouta que m�me si certains d'entre eux se consid�raient comme "quelque chose," c'est-�-dire importants, lui, Paul, ne regarderait pas � l'apparence des personnes, mais continuerait � d�fendre partout la foi.

Nous devons faire de m�me aujourd'hui. L'ordre que nous a adress� J�sus, notre Roi, est toujours valable:

  "C'est pourquoi, prenez toutes les armes de Dieu, afin de pouvoir r�sister dans le mauvais jour, et tenir ferme apr�s avoir tout surmont�" (Eph�siens 6: 13).