JEZABEL SE FARDE ET ORNE SA TETE POUR SEDUIRE ENCORE !
�
2Rois 9 : 30/37: � 30 J�hu entra dans Jizr�el. J�zabel,
l�ayant appris, mit du fard � ses yeux, se para la t�te
et regarda du haut de la fen�tre. 31 Comme J�hu arrivait � la
porte, elle dit: Est-ce la paix, (nouveau) Zimri assassin
de son seigneur ? 32 Il leva le visage vers la fen�tre et dit:
Qui est avec moi ? Qui ? Deux ou trois eunuques regard�rent d�en
haut vers lui. 33 Il dit: Pr�cipitez-l� ! Ils la pr�cipit�rent,
et il rejaillit de son sang sur le mur et sur les chevaux. J�hu
la foula aux pieds; 34 puis il entra, mangea et but; et il dit:
Occupez-vous de cette maudite et ensevelissez-la, car elle est
fille du roi. 35 Ils all�rent l�ensevelir; mais ils ne
trouv�rent d�elle que le cr�ne, les pieds, et les paumes des
mains. 36 Ils retourn�rent le rapporter � J�hu qui dit: C�est la
Parole que l��ternel avait prononc�e par l�interm�diaire de son
serviteur �lie, le Tichbite, en ces mots: Les chiens mangeront
la chair de J�zabel dans le champ de Jizr�el. 37 Le cadavre de
J�zabel deviendra du fumier dans la campagne, dans le champ de
Jizr�el, de sorte qu�on ne pourra plus dire: C�est J�zabel �.
J�zabel, cette femme abominable, pensait �chapper au Jugement
qui venait, elle a essay� de s�duire encore en se fardant,
ornant sa t�te, pour se faire passer meilleure qu�elle ne
l�avait jamais �t�, jouant la carte de la � paix �,
tentant le compromis avec J�hu� mais J�hu ne s�en est pas laiss�
compter, il ne s�est pas laiss� abuser, ni s�duire, ni aveugler,
et d�une fa�on virile a questionn�: � QUI
EST AVEC MOI, QUI ? ��
La derni�re heure de J�zabel venait de sonner� Vous connaissez
la suite, son sort �tait scell�
C�est
la m�me chose qui se passe aujourd�hui avec la � J�zabel � des
derniers temps, l�Eglise catholique romaine, meurtri�re au cours
de son histoire, de millions de d�hommes et de femmes fid�les �
la V�rit�, et qui aveugle les �vang�liques en leur faisant
croire que son � regard a chang� �, elle vient m�me � d�orner
sa t�te � avec un nouveau pape � charismatique � un
ami des pauvres etc. Et tout le blablabla s�ducteur de � la
paix � entre tous et pour tous, qui semble �tre sa pr�occupation
premi�re ! NE LUI
ACCORDEZ AUCUN CREDIT, TEL JEHU QUI SAVAIT CE QUI BOUILLAIT DANS
SA MARMITE !
MAIN
DANS LA MAIN AVEC LE PAPE !
(Transmis et remis en page par pasteur G�rard Sadot)
La folie �cum�nique actuelle des milieux �vang�liques
Article
d'Ernest D. Pickering, de "Deception in the Church."
L'original
anglais (Holding Hands With The Pope) peut �tre consult� sur le
site Internet � l'adresse suivante :
http://www.deceptioninthechurch.com
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Tous
les vrais Chr�tiens du pass�, qui croyaient en la Bible, et qui
ont refus� pendant des si�cles de consid�rer l'Eglise Catholique
comme faisant partie de la v�ritable Eglise, se sont-ils donc
tromp�s ? Les martyrs d'antan sont-ils morts en vain, eux qui
ont rejet� les fausses doctrines de la "m�re des prostitu�es,"
et qui ont connu le b�cher pour prix de leurs luttes ?
Hugh
Latimer,
John Knox et Martin Luther �taient-ils des simples
d'esprit, incapables de reconna�tre les b�n�fices merveilleux de
l'�cum�nisme, et qui ont pr�f�r� lutter de toutes leurs
forces contre les nombreuses erreurs de Rome ?
Des
choses �tranges se passent aujourd'hui dans la chr�tient�. De
nombreux "vents de doctrines" sont en train de souffler,
mena�ant d'emporter le peuple de Dieu loin des principes qu'ils
ont longtemps honor�s, et des v�rit�s que Dieu leur avait
r�v�l�es.
On b�tit des ponts vers Rome�
Quelqu'un a dit que c'�tait "l'�v�nement le plus important des
500 derni�res ann�es de l'histoire de l'Eglise ! De quoi
s'agit-il ? De la signature d'une d�claration appel�e:
�
"Chr�tiens
Evang�liques et Catholiques ensemble: La Mission Chr�tienne du
Troisi�me Mill�naire".
Cette
d�claration, sign�e, comme son nom l'indique, par des
responsables Evang�liques et Catholiques, est r�ellement
impressionnante. Sign�e le 29 mars 1994, � New York, elle
constitue un document �cum�nique d'une importance capitale, car
elle repr�sente un effort combin� d'enterrer la "hache de
guerre, d'ignorer les diff�rences th�ologiques importantes
qui ont exist� pendant des si�cles entre diff�rentes �glises, et
de travailler ensemble comme les membres d'une m�me �quipe, et
non d'�quipes antagonistes.
Quels
ont �t� les signataires de cette d�claration ?
L'un
des principaux r�dacteurs de ce document est Richard John
Neuhaus, auteur c�l�bre et ancien th�ologien Luth�rien. Sa
conversion � l'Eglise Catholique Romaine, il y a quelques
ann�es, a fait les gros titres de la presse �vang�lique. Pour
justifier sa d�fection, Neuhaus a d�clar� que "si la
proclamation de la justification par la foi semblait n�cessiter
une division au seizi�me si�cle, cela ne justifie plus une
division aujourd'hui".
Outre
Neuhaus, d'autres dignitaires �vang�liques ont sign� ce
document. Parmi eux, on peut trouver :
Que dit ce document ?
Il
s'efforce d'�largir la d�finition du mot "Chr�tien," pour y
inclure le plus de monde possible, en particulier les
Catholiques Romains, les Orthodoxes orientaux, et les
Protestants, qui ne sont pas habituellement compt�s parmi les
Chr�tiens Evang�liques.
L'essentiel du document est cependant consacr� aux relations
entre Catholiques Romains et Chr�tiens Evang�liques. Il d�plore
leur division, et propose un moratoire du conflit
catholico-�vang�lique.
Pour
justifier le fait que les Catholiques Romains sont des
v�ritables Chr�tiens, comme les Evang�liques, le document tire
argument du fait que les deux camps acceptent le Credo des
Ap�tres.
On n'explique pas en quoi le fait d'accepter le Credo des
Ap�tres fait de quelqu'un un Chr�tien. On peut en effet accepter
intellectuellement une doctrine, m�me correcte, mais cela ne
sauve pas une �me.
Le document insiste sur le fait qu'il est
important de ne pas "d�rober les brebis des autres". Il
d�clare: "Il n'est pas
l�gitime sur le plan th�ologique,
ni efficace sur le plan de l'usage prudent des ressources d'une
communaut� chr�tienne, de
faire du pros�lytisme au milieu des adh�rents actifs d'une autre
communaut� chr�tienne".
En d'autres termes, nous ne devons plus
nous soucier de faire des efforts concert�s et s�rieux pour
gagner � Christ nos voisins Catholiques.
Puisqu'ils sont d�j� Chr�tiens,
pourquoi nous fatiguer ?
Nous
voyons vite quelles sont les cons�quences d'une telle position
sur l'�vang�lisation et sur l'action des missions mondiales !
L'acceptation mutuelle et la communion
fraternelle entre Catholiques et Evang�liques serait aussi
justifi�e par le fait que tous croient au salut par gr�ce.
Toutefois, pour les Catholiques,
le salut par gr�ce fait r�f�rence � la gr�ce divine re�ue
au moyen des sacrements de l'Eglise
Catholique, d�ment administr�s par un pr�tre ordonn� par Rome.
Tandis que le concept �vang�lique ou biblique de la gr�ce est
une faveur imm�rit�e re�ue par la foi seule.
Il y a une vaste diff�rence entre ces deux concepts !
La pente glissante du compromis
Comment est-il possible que des responsables �vang�liques
respect�s aboutissent aux conclusions que nous venons de d�crire
? Que s'est-il pass�, ou que se passe-t-il, dans l'Eglise de
Christ aujourd'hui, pour que l'on puisse expliquer une telle
d�viation, par rapport � des positions honor�es depuis longtemps
?
On
peut d�j� discerner l'ombre port�e par un homme particulier. La
plus grande part de la confusion th�ologique concernant l'Eglise
Catholique Romaine peut �tre attribu�e � l'action d'un seul
homme : Billy Graham. Presque une idole vivante aux yeux
de nombreux Chr�tiens Evang�liques, Billy Graham, plus que
tout autre, est responsable du glissement actuel de la
communaut� �vang�lique dans les bras de l'Eglise de Rome.
Il y
a bien longtemps qu'il a commenc� � jouer avec la hi�rarchie
Catholique. Il a re�u un dipl�me de Docteur Honoris Causa de
l'Universit� Catholique de Belmont Abbey. Il a toujours
recherch� la coop�ration des responsables Catholiques lors de
ses campagnes d'�vang�lisation. Il a livr� � des �glises
Catholiques les noms des personnes qui se convertissaient � ses
r�unions, et qui �taient d'origine catholique. Il a toujours
�t� publiquement honor� et f�licit� par les responsables
Catholiques. Il n'a jamais d�nonc� les terribles doctrines
anti-bibliques de l'Eglise Catholique.
Etant
donn� que Billy Graham ne voyait aucun probl�me � entretenir une
communion spirituelle avec l'Eglise Catholique, et que son
influence �tait tr�s grande chez les Evang�liques, peut-on
s'�tonner que d'autres responsables aient suivi son exemple ?
L'effritement d'un engagement doctrinal fort
Dans son livre remarquable, "No Place
for Truth" (Aucune place pour la v�rit�), David Wells
se demande, en sous-titre, ce qu'il est arriv� � la th�ologie
�vang�lique. Il pr�sente d'abondantes preuves d'un fait que l'on
peut observer depuis de nombreuses ann�es :
la doctrine n'est plus essentielle
pour de nombreux Evang�liques.
Depuis quelques ann�es, on pr�f�re mettre l'accent sur les "exp�riences
communes," plut�t que sur des
convictions doctrinales communes.
"Tous
ceux qui aiment J�sus" doivent s'assembler, sans se laisser
arr�ter par des diff�rences de doctrines. Le mouvement
�vang�lique dans son ensemble s'est laiss� prendre dans un "flou
artistique" tr�s dangereux. "Si un Catholique Romain aime J�sus,
je dois l'embrasser et le consid�rer comme mon fr�re en Christ !"
C'est ce que beaucoup pensent � pr�sent.
Le facteur charismatique
Il
est int�ressant de noter que, dans son compte-rendu de ce
document �cum�nique, le "National and Religion Report" a fait le
commentaire suivant:
�
"Ce
qui a r�uni ces deux communaut�s, ce sont les exp�riences
communes de louange qu'elles ont faites ensemble au sein du
mouvement charismatique�".
Ce
n'est qu'une preuve suppl�mentaire de l'impulsion vers
l'�cum�nisme g�n�r�e par le mouvement charismatique moderne. Les
charismatiques de tous bords se sentent de plus en plus fond�s �
partager leurs exp�riences, et ne voient aucun emp�chement
doctrinal � coop�rer pleinement les uns avec les autres. Les
charismatiques semblent s'accommoder sans aucun probl�me des
�carts doctrinaux les plus grands.
Des causes politiques communes
Au
cours des ann�es r�centes, les Catholiques Romains et les
Evang�liques ont fait cause commune dans le domaine politique.
Ils ont uni leurs forces dans certains combats, comme celui de
la lutte contre l'avortement, celui de l'attitude � avoir envers
les homosexuels, etc� Ces efforts communs ont rapproch� des
responsables de ces deux communaut�s, alors qu'ils n'avaient
jamais travaill� ensemble auparavant.
Des
amiti�s personnelles se sont ainsi form�es, qui ont contribu� �
gommer les diff�rences doctrinales qui existaient.
Etant donn� que ces communaut�s ont commenc� � tomber d'accord
sur certains probl�mes sociaux, et que ces probl�mes ont une
grande importance dans la soci�t� am�ricaine actuelle, les
dirigeants des deux camps ont d�cid� de minimiser leurs conflits
doctrinaux, au motif que "nous avons besoin de coop�rer pour
sauver l'Am�rique".
Le l�opard aurait-il chang� ses taches ?
L'Eglise Catholique Romaine aurait-elle chang� ?
Les Chr�tiens v�ritables, fond�s sur la Bible, seraient-ils �
pr�sent libres de donner la main � Rome ? Devrions-nous
abandonner notre "bigoterie," en faveur d'une attitude plus
magnanime ?
En
1962, le Pape Jean XXIII convoqua le XXIe Concile �cum�nique de
l'Eglise Catholique. Ce fut le plus important rassemblement
religieux du si�cle. Il fut d�cid2 de faire un "aggiornamento"
(une remise en cause) de l'Eglise Catholique. Il
fallait que l'Eglise s'ajuste aux conditions nouvelles de
l'�poque moderne.
On
introduisit de nombreux changements structurels, proc�duraux et
liturgiques, afin d'am�liorer l'image de l'Eglise Catholique aux
yeux du monde, et de la rendre plus tol�rante et plus ouverte.
Depuis ce Concile historique, beaucoup de Chr�tiens Evang�liques
ont le sentiment que l'Eglise Catholique Romaine a suffisamment
chang� pour que l'on accepte � pr�sent de s'engager dans une
communion religieuse avec elle. L'Eglise Catholique ne fut plus
alors d�nonc�e comme une Eglise non fond�e sur la Bible. Mais on
commen�a � la reconna�tre comme une v�ritable Eglise Chr�tienne.
Toutefois, une telle perception est d�fectueuse, et ses
cons�quences sont fatales. Le Concile de Vatican II n'a modifi�
aucune des doctrines fondamentales de l'Eglise
Catholique. Les changements n'ont �t� apport�s qu'� l'apparence,
� la forme, et non sur le fond.
Le
Cardinal Gibbons, Archev�que de Baltimore et dirigeant tr�s
respect� de l'Eglise Catholique, a d�clar�, il y a de nombreuses
ann�es d�j�:
�
"L'Eglise
Catholique ne peut �tre r�form�e� L'Eglise n'est pas susceptible
d'�tre r�form�e dans sa doctrine. L'Eglise est l'�uvre d'un Dieu
Incarn�. Comme toutes les �uvres de Dieu, il est impossible
qu'elle soit r�form�e".
Rappelons que le Cardinal Gibbons parlait de l'impossibilit�
d'un changement de doctrine, non de changements de certaines
pratiques ou liturgies. Si l'Eglise Catholique commen�ait �
admettre qu'elle enseigne des fausses doctrines, cela mettrait
effectivement en p�ril l'ensemble de sa structure th�ologique.
Toute la th�ologie Catholique Romaine est fond�e sur les
concepts capitaux de l'infaillibilit� du Pape, et de l'autorit�
absolue du "magist�re de l'Eglise."
Les
d�clarations personnelles de pr�tres, de cardinaux ou d'autres
responsables pontificaux ne constituent jamais la position
officielle de Rome.
On a beaucoup parl� du fait que les nombreux charismatiques
catholiques que l'on rencontre actuellement au sein de l'Eglise
Catholique sont plut�t "semblables � des Chr�tiens
�vang�liques", et partagent des croyances qui ne sont pas
compatibles avec les doctrines officielles de leur Eglise.
Ceci
peut �tre vrai, mais ce que croient certains membres de l'Eglise
Catholique ne d�termine nullement la doctrine officielle de
cette Eglise. Le Catholicisme Romain, contrairement au
Protestantisme, ne reconna�t absolument pas le droit individuel
� l'interpr�tation de la Bible. L'enseignement doctrinal
officiel doit passer par l'Eglise. Il doit �tre incorpor� dans
l'ensemble des dogmes de l'Eglise Catholique, qu'elle a r�unis
tout au long des si�cles.
L'infaillibilit� de l'Eglise
La
doctrine catholique affirme que l'Eglise Catholique Romaine a
�t�
divinement constitu�e, comme �tant l'autorit� unique et finale
pour l'interpr�tation des Ecritures. C'est � elle seule que
revient l'autorit� d'exposer la doctrine chr�tienne. Un
responsable Catholique l'a exprim� de la mani�re suivante :
"L'infaillibilit� est l'impossibilit� de commettre une erreur ou
de se tromper, en particulier dans le domaine th�ologique. Il
s'agit d'une pr�rogative surnaturelle, gr�ce � laquelle l'Eglise
de Christ (l'Eglise Catholique Romaine), par une assistance
divine particuli�re, est pr�serv�e de la possibilit� de
commettre une erreur en mati�re de foi et de morale."
L'autorit� supr�me, en mati�re de doctrine, repose sur le Pape,
lorsqu'il parle "ex cathedra," c'est-�-dire depuis la chaire de
Pierre, en tant que Docteur Officiel de l'Eglise. Voici la
position officielle de l'Eglise Catholique sur l'autorit� du
Pape :
"Le
Pape occupe la place de J�sus-Christ sur la terre� Par droit
divin, le Pape poss�de une pleine et enti�re autorit� en mati�re
de foi et de morale, et sur tous les bergers de son troupeau. Il
est le v�ritable Vicaire de Christ, la T�te de l'Eglise tout
enti�re, le P�re et le Docteur de tous les Chr�tiens. Il en est
le dirigeant infaillible. Il fonde les dogmes. Il convoque et
dirige les Conciles. Il est le Juge universel de la v�rit�,
l'arbitre du monde, le juge supr�me du ciel et de la terre, le
juge de tous, n'�tant jug� lui-m�me par personne sur la terre,
si ce n'est par Dieu seul."
Le bapt�me
La
plupart des confessions chr�tiennes consid�rent le bapt�me comme
la "porte d'entr�e dans l'Eglise." C'est pourquoi beaucoup de
Chr�tiens Evang�liques ont proclam� le fait que Rome avait
apparemment assoupli son point de vue lors du Concile de Vatican
II, en admettant le fait que des non-Catholiques puissent �tre
membres de l'Eglise.
Nous
devons cependant toujours nous rappeler que, dans l'esprit des
Catholiques, il n'y a pas d'autre Eglise que l'Eglise de Rome.
La
d�claration officielle suivante du Concile de Trente est
toujours en vigueur dans l'Eglise Catholique:
�
"Les
nouveau-n�s, tant qu'ils ne sont pas r�g�n�r�s devant Dieu par
la gr�ce du bapt�me, que leurs parents soient Chr�tiens ou
infid�les, viennent au monde pour la mis�re et la perdition
�ternelles".
Dans
leurs efforts d'apporter une solution � l'horreur d'une telle
doctrine, des th�ologiens Catholiques ont invent� le "Limbus
Infantum" (Les "limbes" r�serv�s aux nouveau-n�s). Il s'agit
d'un endroit o� les petits enfants qui meurent dans avoir re�u
le bapt�me continuent � exister hors du Ciel, mais sans �prouver
de souffrance consciente.
L'Eglise Catholique continue � affirmer, comme elle l'a toujours
fait, que c'est le bapt�me qui conf�re la r�g�n�ration. Pour
elle, le bapt�me est "la porte d'entr�e dans la vie spirituelle,
qui nous permet de devenir membres de Christ� Le bapt�me est la
source de la nouvelle naissance spirituelle."
Comment des Chr�tiens attach�s � la Bible peuvent-ils, en toute
bonne conscience, accepter de reconna�tre et de coop�rer avec
une �glise qui affirme que l'on devient Chr�tien par le bapt�me
catholique ?
La Messe
La
c�l�bration de la Messe est essentielle dans le culte
catholique. Certains non-Catholiques se trompent en croyant que
la Messe est semblable � leur propre pratique de la Sainte C�ne.
Il n'en est rien. Pour le Catholicisme :
�
"la
Sainte Messe est le sacrifice du corps et du sang de
J�sus-Christ, r�ellement pr�sent sur l'autel sous les apparences
du pain et du vin, et offert � Dieu pour les vivants et les
morts".
La
Messe n'est pas un simple m�morial de la mort de Christ. Pour
l'Eglise Catholique, la Messe est r�ellement un sacrifice
propitiatoire, par lequel le Seigneur peut �tre apais�, et qui
Lui permet de pardonner les offenses et les p�ch�s. La Messe
est un moyen divin de permettre aux Chr�tiens de recevoir les
m�rites du Calvaire. Christ a acquis pour le monde entier toutes
les gr�ces dont il a besoin pour le salut et la sanctification.
Mais ces b�n�dictions sont conf�r�es graduellement et
continuellement, principalement par la Messe� L'intervention
du pr�tre est indispensable, car il dispose seul du pouvoir de
transformer les �l�ments du pain et du vin en corps et en sang
de Christ� Plus le sacrifice de la Messe est offert, et plus
les gr�ces se r�pandront�
Il
est �vident qu'un tel enseignement va compl�tement � l'encontre
de la doctrine biblique de l'�uvre accomplie une fois pour
toutes par Christ sur la croix :
�
"Christ,
qui s'est offert une seule fois pour porter les p�ch�s de
plusieurs, appara�tra sans p�ch� une seconde fois � ceux qui
l'attendent pour leur salut"
(H�breux 9:28).
�
"Lui, apr�s avoir offert un seul sacrifice pour les p�ch�s,
s'est assis pour toujours � la droite de Dieu"
(H�breux 10:12).
Consid�rer ceux qui croient en de telles
doctrines comme "fr�res en Christ"
revient � nier le c�ur m�me de
l'Evangile de la Bible !
La p�nitence
Un
�l�ment fondamental de la th�ologie catholique est la doctrine
de la p�nitence:
�
"La
p�nitence est le sacrement par lequel les p�ch�s commis apr�s le
bapt�me sont pardonn�s, par l'absolution du pr�tre".
Le
bapt�me catholique accorde le pardon des p�ch�s commis avant la
r�ception de ce sacrement. Tandis que, pour les p�ch�s commis
apr�s le bapt�me, il doit y avoir une confession, une
contrition, et l'accomplissement satisfaisant des bonnes �uvres
requises par l'Eglise. Un communiant catholique est donc
constamment li� � un pr�tre, seul capable de lui administrer le
pardon de ses p�ch�s.
Le salut
Un
Catholique Romain qui accepte les enseignements de son Eglise ne
peut jamais esp�rer parvenir � une certaine connaissance du
salut. Le Concile de Trente a lanc� une mal�diction contre tous
ceux qui pr�tendaient avoir un salut �ternel :
�
"Si
quelqu'un dit que celui qui est sauv� ne peut pas perdre la
gr�ce, qu'il soit maudit".
Les
Catholiques refusent le Salut par Gr�ce donn� par la foi
seule. C'�tait l'une des principales raisons de la formation
de la R�forme Protestante. Pour le Catholicisme, il faut
n�cessairement la foi et les �uvres pour �tre sauv� :
�
� Les
bonnes �uvres, par cons�quent, sont la raison pour
laquelle Dieu accorde la r�compense de la vie �ternelle �.
Certains peuvent croire que le Catholicisme Romain aurait
r�cemment rejet� certaines de ces doctrines concernant le salut.
Il n'en est rien ! Pour preuve, lisez cette d�claration faite il
n'y a pas longtemps par des enseignants catholiques:
�
"La
mort de Christ nous a gagn� des satisfactions et des m�rites qui
sont d�pos�s dans un Tr�sor c�leste, auquel ont �t� ajout�es les
pri�res et les bonnes �uvres de la Bienheureuse Vierge Marie,
ainsi que les pri�res et les bonnes �uvres de tous les saints�
Depuis les temps les plus recul�s, dans l'Eglise, les bonnes
�uvres ont �t� offertes � Dieu pour le salut des p�cheurs� En
v�rit�, par les pri�res et les bonnes �uvres du peuple saint,
les p�nitents ont �t� rachet�s� Suivant en cela les pas de
Christ, ceux qui croient en Lui ont toujours port� leur croix et
fait l'expiation pour leurs propres p�ch�s et pour les p�ch�s
des autres. Ils ont �t� convaincus qu'ils pouvaient ainsi aider
leurs fr�res � obtenir le salut de Dieu�"
Manifestement, de telles doctrines sont enti�rement oppos�es
au Nouveau Testament. Cette v�rit�, cependant, ne trouble
pas les Catholiques Romains traditionnels. La d�claration
suivante, faite par un personnage officiel de la hi�rarchie
catholique, nous fait comprendre pourquoi:
�
"Quand
on nous demande sur quoi les Catholiques fondent leurs
doctrines, notre r�ponse est la suivante: sur une autorit�
doctorale vivante. Cette autorit� est repr�sent�e par le Pape et
les �v�ques, dont le devoir est de promouvoir la v�rit� r�v�l�e.
Les Catholiques sont donc lib�r�s de la n�cessit� de
s'int�resser personnellement aux questions de doctrine. Ils
peuvent vivre dans une tranquille certitude que la doctrine de
l'Eglise est la doctrine de Christ Lui-m�me".
Les
Catholiques Romains ne sont pas troubl�s si une doctrine donn�e
n'est pas confirm�e par les Ecritures. � partir du moment o�
cette doctrine a �t� officiellement approuv�e par le magist�re,
c'est-�-dire par l'autorit� du Pape et des �v�ques, elle peut
�tre accept�e comme authentique. M�me si cette position a
souvent �t� remise en question par de nombreux Catholiques, en
particulier en Am�rique, elle demeure la position ferme de Rome.
R�p�tons que nous devons toujours garder � l'esprit que la
position de l'Eglise Catholique n'est jamais d�finie par
l'opinion populaire, ni m�me l'opinion des eccl�siastiques. Elle
d�pend exclusivement des directives particuli�res donn�es par le
Pape et les �v�ques.
Est-ce un p�ch� de rester s�par� du Catholicisme Romain ?
Dans
la d�claration officielle mentionn�e au d�but de cet article,
nous trouvons �crit ceci : "Nous, Catholiques et Evang�liques,
confessons ensemble nos p�ch�s contre l'unit� que Christ a
voulue pour tous Ses disciples."
En
lisant cette d�claration, nous devons nous poser les questions
suivantes : "Est-ce un p�ch� de rester s�par� du Catholicisme
Romain, et de ne pas entretenir de communion spirituelle avec
lui ? Si nous continuons � nous maintenir dans une telle
s�paration, devons-nous nous repentir de notre mauvaise
attitude, et accepter l'Eglise Catholique comme une v�ritable
Eglise Chr�tienne ?"
C'est
pourtant ce que les Evang�liques partisans de l'�cum�nisme nous
demandent de faire !
Au
cours des si�cles pass�s, les Baptistes ont �t�, parmi tous les
groupes Chr�tiens, celui qui s'�tait toujours le plus fortement
oppos� � l'Eglise Catholique. C'est donc avec un grand
�tonnement que nous pouvons donc lire le compte-rendu de presse
suivant :
"Frank Ruff prit ses raccourcis habituels en p�n�trant au c�ur
de l'ensemble massif de b�timents connu sous le nom de "Vatican
Baptiste." "Bonjour, P�re Frank !" lui dit le garde de s�curit�,
lui-m�me Catholique, lorsque Ruff p�n�tra dans les bureaux
ex�cutifs de la Convention des Baptistes du Sud. On remarque, au
milieu de la foule des Baptistes, le costume cl�rical du pr�tre
et son col de clergyman. Mais quand Frank Ruff exerce son
activit� de repr�sentant de la Convention Nationale des Ev�ques
Catholiques au sein de l'Eglise des Baptistes du Sud, personne
ne s'offusque de sa pr�sence. La coop�ration entre les
dirigeants des 59 millions de Catholiques Romains am�ricains et
des 15 millions de Baptistes du Sud est devenue de l'histoire
ancienne !"
Norman Geisler, auteur Chr�tien bien connu, dans une interview
concernant la coop�ration entre Catholiques et Evang�liques,
tire cette conclusion : "Les diff�rences ne sont pas aussi
grandes qu'on le per�oit en g�n�ral, et elles ne sont pas
vitales. Selon moi, il ne s'agit pas d'h�r�sies, d'un c�t� comme
de l'autre."
On
lui posa alors la question suivante : "Pensez-vous que les
Evang�liques sont de plus en plus conscients des points de
doctrines communs qu'ils partagent avec les Catholiques ?" Voici
sa r�ponse : "Je dois admettre que de plus en plus
d'Evang�liques ressentent le besoin de coop�rer, sur le plan
social et sur le plan moral. C'est une bonne chose, parce que
cela a oblig� les Evang�liques � r��valuer leurs relations avec
les Catholiques Romains. Mais il y a aussi la prise de
conscience d'une compr�hension plus grande sur le plan
doctrinal. J'ai eu une conversation avec certains responsables
Evang�liques importants, lors de la derni�re r�union de la
Soci�t� de Th�ologie Evang�lique, et ils �taient tout � fait
d'accord avec moi."
C'est
une d�claration r�ellement effrayante ! Non seulement l'un des
principaux th�ologiens Evang�liques pense que nous devrions
accepter les Catholiques Romains, mais il conna�t plusieurs
"copains" qui sont d'accord avec lui. Cela n'augure rien de bon
pour les milliers de jeunes �tudiants et tous les membres des
�glises qui d�pendent de leur influence ! Il deviendra de plus
en plus �vident que nous n'avons plus besoin de nous opposer aux
h�r�sies de Rome, parce que ce ne sont pas r�ellement des
"h�r�sies."
Apprenez � dire "non" !
Ceux
qui cherchent � promouvoir des rapports plus �troits avec le
Catholicisme Romain ignorent sans vergogne certains principes
bibliques pourtant clairs.
La
Bible nous demande de ne pas accepter ceux qui enseignent des
fausses doctrines, mais de les rejeter. Paul a d� affronter
certaines d�viations doctrinales majeures parmi les �glises de
Galatie. Il s'est oppos� aux faux docteurs en termes sans
�quivoque. Les Chr�tiens devaient fuir ces enseignements, et ces
faux enseignants �taient "anath�mes," c'est-�-dire maudits
(Galates 1:8).
M�me
lorsque l'ap�tre Pierre s'est laiss� aller � certains compromis,
Paul lui r�sista "en face, parce qu'il �tait r�pr�hensible"
(Galates 2:11). Il ne consid�ra pas ceux qui juda�saient et
leurs complices "�vang�liques" comme leur apportant des
"�clairages nouveaux," ou "exer�ant leurs droits de
sacrificateurs." Il consid�ra leurs enseignements comme
mortellement dangereux, et se donna beaucoup de mal � les
d�noncer.
Examinons les faits en face : les doctrines essentielles de
l'Eglise Catholique Romaine sont de pures h�r�sies. Elles ne
sont pas confirm�es par la Parole de Dieu. Quelle doit donc �tre
l'attitude de ceux qui veulent rester fid�les au Seigneur,
envers ceux qui ne leur apportent pas la doctrine de Christ ?
"Si quelqu'un vient � vous et n'apporte pas cette doctrine, ne
le recevez pas dans votre maison, et ne lui dites pas : Salut !
car celui qui lui dit : Salut participe � ses mauvaises �uvres"
(2 Jean: 10-11).
Remarquez que Dieu consid�re les fausses doctrines comme des
"mauvaises �uvres." Ceux qui apportent ces doctrines peuvent se
montrer tr�s suaves, sinc�res et agr�ables. Certains
responsables Catholiques sont vraiment de "braves gens," qui
parlent de Christ et de Son �uvre. Toutefois, nous ne devons pas
quitter de vue le point essentiel. Le point essentiel est le
suivant : Ces gens nous enseignent-ils des doctrines que l'on
peut trouver dans le Nouveau Testament ? Si ce n'est pas le cas,
nous devons les rejeter.
Ceux
qui s'engagent sur les mauvaises voies du salut ne doivent pas
�tre consid�r�s comme "nos fr�res et s�urs". Le point principal,
sur lequel Paul a insist� dans son �p�tre aux Galates, �tait le
suivant : Si quelqu'un vient corrompre le pur Evangile de
Christ, ou y ajoute quoi que ce soit, nous devons rejeter une
telle personne:
�
"Mais,
quand nous-m�mes, quand un ange du ciel annoncerait un autre
Evangile que celui que nous vous avons pr�ch�, qu'il soit
anath�me ! Nous l'avons dit pr�c�demment, et je le r�p�te �
cette heure: si quelqu'un vous annonce un autre Evangile que
celui que vous avez re�u, qu'il soit anath�me !"
(Galates 1: 8-9).
Que
faisaient les Galates qui recommen�aient � juda�ser ? Ils
disaient qu'il n'�tait pas possible d'�tre sauv� par la foi
seule. Ils insistaient sur le caract�re m�ritoire des bonnes
�uvres, qui devenaient n�cessaires pour gagner son Salut.
Nous avons d�j� dit que ces enseignements sont exactement ceux
de Rome. Ils n'ont pas chang� depuis l'�poque o� Martin Luther
et les autres r�formateurs protestaient contre l'Evangile
corrompu pr�ch� par Rome. Les Catholiques ont appris � parler
d'une mani�re qui semble convaincante aux Evang�liques cr�dules,
mais ils n'ont pas chang� un iota � leurs enseignements
fondamentaux.
Quand
Martin Luther, qui �tait encore moine, s'est rendu � Rome, il a
gravi les "escaliers de Pilate", la "scala sancta", en r�citant
des "Pater Noster" et en priant pour les �mes du Purgatoire. Par
ces bonnes �uvres, il esp�rait d�livrer des �mes souffrantes de
ce lieu de tourments. O� avait-il appris ces croyances ? Dans
l'Eglise Catholique Romaine, qui les lui avait enseign�es !
L'Eglise enseigne toujours les m�mes choses aujourd'hui !
Ceux
qui d�pendent des bonnes �uvres, les leurs ou celles des autres,
pour �tre assist�s dans leur marche vers le Ciel, peuvent-ils
�tre consid�r�s par la Bible comme des membres du Corps de
Christ, comme des Chr�tiens r�ellement n�s de nouveau ?
Certains pourront dire : "N'est-il donc pas possible que
certains Catholiques soient sauv�s ?". Sans doute, certains
peuvent l'�tre. Mais il faut ajouter ceci:
Le Catholicisme Romain n'enseigne pas la saine doctrine.
Il faut donc s'y opposer vigoureusement, et d�noncer ses
doctrines erron�es.
Pr�tendre que le Catholicisme Romain soit une expression valide
de la foi chr�tienne revient � condamner des multitudes de
Catholiques � l'enfer �ternel.
Nous l'avons d�j� dit, la doctrine catholique ne met pas en
avant le Salut par Gr�ce obtenu par la foi seule. Il
ajoute les bonnes �uvres � la foi, comme �tant n�cessaires au
salut. Le th�ologien J�suite Avery Dulles s'est efforc� de
tourner soigneusement autour du pot, afin de ne pas choquer ses
lecteurs, pour la plupart Evang�liques, dans une interview qu'il
a accord�e � la revue Christianity Today.
Il a
pourtant lui-m�me admis qu'il existe de grandes diff�rences
entre les doctrines �vang�liques du salut et les doctrines
catholiques sur ce sujet.
Dulles fait remarquer, � propos de la "justification,"
que "vous pouvez devenir de plus en plus justifi�". Il
confond la justification et la sanctification. Il a aussi
d�clar� que "nous pouvons
m�riter le salut, pourvu que nous pers�v�rions dans la gr�ce�
Nous ne pr�tendons pas que
nous sommes d�j� pleinement sauv�s, sous pr�texte que nous ne
pourrions plus �tre perdus� C'est pourquoi nous esp�rons �tre
sauv�s� Mais ce n'est pas une
assurance absolue".
Quel triste t�moignage, surtout quand nous
pensons qu'il est donn� par un des plus �minents th�ologiens de
l'Eglise Catholique ! Il ne peut "qu'esp�rer
�tre sauv�" ! Malgr� cela,
beaucoup de voix �vang�liques, et non des moindres, s'�l�vent
pour nous dire qu'il n'y a aucune h�r�sie dans le Catholicisme
Romain !
De quoi ont besoin les Catholiques ?
Ils
ont besoin d'entendre le merveilleux message du Salut que Christ
nous a offert par Son �uvre accomplie � la croix.
Ils ont besoin d'entendre qu'il est possible d'avoir une
assurance absolue de notre salut, quand nous nous appuyons sur
les promesses de la Parole de Dieu. Ils ont besoin de savoir que
le salut ne s'obtient pas par de pr�tendus "Saints Sacrements",
mais par la foi seule,
sans l'intervention d'aucun pr�tre.
Si
les Evang�liques commencent � consid�rer les Catholiques comme
�tant d�j� sauv�s, ils vont cesser de leur annoncer l'Evangile,
et les condamner ainsi � l'Enfer �ternel. C'est une cons�quence
tr�s s�rieuse de cette "nouvelle th�ologie" que les dirigeants
�vang�liques nous proposent aujourd'hui !
L'impact de cette nouvelle position sur les efforts
missionnaires dans le monde sera catastrophique. Beaucoup de
missionnaires �vang�liques �uvrent dans des pays en majorit�
catholiques. Beaucoup de leurs convertis, au cours des ann�es,
sont venus de l'Eglise Catholique. Allons-nous cesser de nous
efforcer d'�vang�liser ces populations ? Que diront ceux qui ont
d�j� quitt� le Catholicisme Romain, souvent au prix de grands
sacrifices ? Allons-nous leur dire que nous nous sommes
tromp�s, et que l'Eglise dans laquelle ils �taient n�s, dans
laquelle ils ont �t� �lev�s, est � pr�sent une v�ritable Eglise
Chr�tienne?
Quelle confusion tout cela va produire !
Allons-nous perdre le b�n�fice de si�cles d'efforts, et les
milliards de dollars de l'argent du Seigneur que nous avons
d�pens�s � sauver des gens qui �taient d�j� sauv�s ?
En
outre, l'�cum�nisme �vang�lique repr�sent� dans ce mouvement de
conciliation sera une menace pour toutes les �glises et
institutions locales qui s'efforcent d'�tre fid�les � la Parole
de Dieu. En raison de l'�mergence de nombreux propagateurs de
cet "�cum�nisme �vang�lique," beaucoup de Chr�tiens seront
influenc�s par ce qu'on leur dira. Les m�dias Chr�tiens se sont
d�j� largement ouverts � ce courant de pens�e. Les jeunes
inscrits dans des instituts et �coles bibliques vont �tre
infect�s par cette notion. Tous les pasteurs et autres
responsables qui veulent rester attach�s � la v�rit� biblique
seront soumis � une pression accrue. On va les consid�rer
comme des "fauteurs de troubles", et les accuser de
militantisme excessif. On dira qu'ils manquent d'amour.
Bien
plus, les Catholiques Romains qui sont au courant de cette
nouvelle approche (car leurs responsables ne se privent pas de
la claironner) deviendront de plus en plus r�sistants �
l'Evangile, et hostiles � ceux qui veulent le leur annoncer. Ils
leur diront : "Nous ne sommes pas perdus ! Nous faisons
partie du Corps de Christ ! Vos propres conducteurs nous
l'affirment ! Nous n'avons pas besoin d'�tre �vang�lis�s !".
Les
responsables Catholiques sont en train de faire circuler des
d�clarations tr�s astucieusement r�dig�es, dans
l'intention d'impressionner les Evang�liques, et les pousser �
embrasser l'id�e que les Catholiques ne sont pas diff�rents des
v�ritables Chr�tiens attach�s � la Bible. Une d�claration
semblable vient de para�tre dans une revue catholique, sous le
titre:
�
"Comment
les Catholiques doivent r�pondre aux Chr�tiens fondamentalistes".
Cet
article pr�sentait dix questions fr�quemment pos�es aux
Catholiques. L'auteur, un pr�tre, Raymond Brown, donnait les
r�ponses consid�r�es comme ad�quates. Ces r�ponses �taient
formul�es de telle mani�re que ceux qui n'�taient pas familiers
avec la doctrine catholique devaient les juger bonnes.
Il
est certain que de semblables articles vont continuer �
para�tre, sous la plume de repr�sentants des deux parties. Il
n'en r�sultera qu'une confusion toujours plus grande.
Conclusion
Nous
devons reconna�tre qu'il y a plusieurs courants au sein de
l'Eglise Catholique. On peut ainsi distinguer :
-
Les
lib�raux.
Parmi eux figure Hans Kung, qui a �crit des livres assez
critiques sur le Catholicisme Romain, mais qui ne peut �tre
lui-m�me consid�r� comme un fondamentaliste biblique. Il
partage le point de vue des Protestants lib�raux.
-
Les
traditionalistes. Ce sont
ceux qui sont attach�s aux doctrines traditionnelles
de l'Eglise Catholique.
-
Les
charismatiques. De nombreux
Catholiques sont pass�s sous l'influence du mouvement
charismatique contemporain. Ils continuent � pratiquer
leurs croyances au sein du Catholicisme Romain.
Cependant, comme l'a remarqu� un auteur, "ils ne se
pr�occupent pas trop d'harmoniser leur foi nouvelle avec les
enseignements de leur Eglise".
-
Les Catholiques Romains "culturels".
Ce sont ceux qui sont n�s dans le Catholicisme, et qui lui
sont li�s par des liens �motionnels et souvent ethniques.
Leur implication est plus culturelle que th�ologique.
Toutefois, il faut encore le souligner, la position
officielle de l'Eglise Catholique ne d�pend pas des positions de
ces divers courants, ni de celle des individus qui les
composent. La position officielle de l'Eglise Catholique est
exclusivement �nonc�e par ses docteurs patent�s. Ces docteurs
officiels exercent une autorit� collective, qui leur permet
d'�tablir la "doctrine Catholique".
L'Eglise Catholique se consid�re comme l'instrument du
Saint-Esprit promis par Christ, qui prendrait de ce qui
appartient � Christ pour guider les Chr�tiens dans le chemin de
la v�rit� dans la suite des temps
(Jean 16:13).
En
d'autres termes, c'est l'Eglise Catholique, au travers de sa
hi�rarchie, qui se consid�re le "Docteur" de tous les Chr�tiens.
Pour
savoir si les Catholiques Romains sont vraiment "�vang�liques,"
il suffit de conna�tre l'importance que l'on attache � la
doctrine du Nouveau Testament. Nous craignons que David Wells
ait raison lorsqu'il �crit:
�
"Je
consid�re que la foi s'est consid�rablement d�grad�e � la suite
d'alliances avec la culture moderne. Il en r�sulte que
l'�vang�lisme se d�finit � pr�sent en termes d'exp�riences et
non de conformit� � la v�rit�. Comme les exp�riences
v�cues par les Evang�liques sont souvent similaires � celles que
vivent les Catholiques, pourquoi devrait-on prendre au s�rieux
les diff�rences doctrinales ?".
Beaucoup d'Evang�liques r�pondent � cette question: "Oui,
pourquoi ?". Kenneth Kanzer, auteur et ancien �diteur de
Christianity Today, a dit qu'il "se r�jouissait de tous les
nouveaux Evang�liques qui se l�vent au sein de l'Eglise
Catholique", et que "nous ne devrions pas attaquer "ce que
nous jugeons �tre des lambeaux de doctrine catholique."
Aussi
longtemps que des hommes aussi en vue que celui-ci continueront
� dire que nous ne devrions pas attaquer et r�futer les
innombrables erreurs du Catholicisme, nous continuerons � voir
s'effriter la position doctrinale de l'Eglise Evang�lique dans
son ensemble, et � voir se d�velopper rapidement l'�cum�nisme.
Rappelons-nous la consternation de l'ap�tre Paul, quand il
apprit que des "l�galistes" s'�taient infiltr�s dans les �glises
de la Galatie. Il les appelle des "faux fr�res", des gens
qui se pr�tendent "�vang�liques" et qui ne le sont pas.
�
"Et
cela, � cause des faux fr�res qui s'�taient furtivement
introduits et gliss�s parmi nous, pour �pier la libert� que nous
avons en J�sus-Christ, avec l'intention de nous asservir"
(Galates 2: 4).
Quelle a �t� l'attitude de Paul envers ces gens, dont certains
�taient illustres, et qui tentaient d'�ter � l'Evangile sa
puissance ? Paul a dit:
�
"Nous
ne leur c�d�mes pas un instant et nous r�sist�mes � leurs
exigences, afin que la v�rit� de l'�vangile f�t maintenue parmi
vous" (Galates 2: 5).
Il
ajouta que m�me si certains d'entre eux se consid�raient comme
"quelque chose," c'est-�-dire importants, lui, Paul, ne
regarderait pas � l'apparence des personnes, mais continuerait �
d�fendre partout la foi.
Nous
devons faire de m�me aujourd'hui. L'ordre que nous a adress�
J�sus, notre Roi, est toujours valable:
�
"C'est
pourquoi, prenez toutes les armes de Dieu, afin de pouvoir
r�sister dans le mauvais jour, et tenir ferme apr�s avoir tout
surmont�" (Eph�siens 6: 13).